Archive for the ‘Vie privée’ Category

On touche le fond (de l’écran)

Friday, June 11th, 2010

Hier grande nouvelle, grande nouveauté, Gougueule avait mis en place des fonds d’écrans divers et variés, colorés, inattendus, ludiques, surprenants. Une vraie nouveauté ! quel bonheur, merci Gougueule, nous allons désormais pouvoir personnaliser nos fonds d’écran. Wouahh c’est trop top.

Y avait bien, au boulot déjà, trônant sur le bureau, ou scotchée sur le mur en face, la photo du ou des marmots, ou / et de l’être cher ; en fond d’écran, quand on allumait sa bécane – avec en prime la musique Microsoft “Tssin-tsinnnnn” – le même ou les mêmes marmots, ou la dernière playa où l’on a été se faire boucaner la peau bien huilée l’été dernier ; mais hélas, dès qu’on démarrait son navigateur, le fond d’écran n’était plus visible !! voilà qui va être solutionné, pour ne pas dire résolu – car la conjugaison des verbes autres que du premier groupe est décidément trop rebutante -  par le fond d’écran Gougueule. C’est magnifique…

Elle est pas belle la vie ? qu’est-ce qu’y vous faut de plus ?

C’est un petit, petit nom charmant

Sunday, April 18th, 2010

On l’appelle par son petit nom, Eyjafjöll, mais en réalite c’est : Eyjafjallajokull !

… à vos souhaits. Il emm…poisonne l’air et la vie de plein de gens, presque autant que les CGTistes et les SUDistes de la SNCF. Mais lui n’a pas de conscience politique, ne fait pas sa gré-grève rituelle pour coïncider pile-poil avec les retours des vacances de Pâques : non, lui ce n’est  pas pour faire ch… le client qui s’imagine naïvement pouvoir prendre le train, c’est parce que, parce que… il a le tempérament volcanique, que voulez-vous, faut que ça sorte. On attendra donc, à l’hôtel, dans les halls des aéroports, chez l’habitant, que Eyjafjöll se calme.

Tiens, autre chose, plus littéraire – quoique… on a trouvé une photo d’Arthur, LE Rimbaud, les “semelles de vent”, tout ça, en moustachu à cheveux courts, comme absent, les yeux sur la ligne bleue des Ardennes, installé comme de bien entendu à une table de bistrot, au milieu de pékins anonymes, et c’était à l’hôtel MachinTruc, à Aden (Arabie). Pauvre Arthur, bateau ivre échoué sur le sable du commerce de flingues, plume muette et passé passé par pertes et profits. Et vous savez quoi ? cette photo médiocre, granuleuse, floue, m’émeut, beaucoup.

Par délicatesse / J’ai perdu ma vie / Ah que le temps vienne / Où les coeurs s’éprennent !

pcc : Arthur R.

Billet mort-né

Tuesday, March 23rd, 2010

Voilà… j’ai entrepris de l’écrire, je l’ai bâti, du moins j’ai essayé. Mais pour qui écrire ? pour noircir de l’écran ? pour alimenter la poubelle des billets non lus, des billets mal foutus, inutiles, sans intérêt ? pas ça, pas moi.

Alors j’ai appuyé sur la touche “Suppr” de mon tableau de bord ; mon ordi, surpris, m’a demandé gentiment si j’étais bien sûr de vouloir… vraiment ? j’ai fait tristement “oui” de la souris et tout est redevenu blanc. Ce billet n’a pratiquement pas existé.

La phrase qui suit est fausse.

La phrase qui précède est vraie.

Tibert

Le nez dans le quadridimentionnel

Wednesday, February 17th, 2010

On le sait peur-être, il se peut que j’enfonce ici des portes ouvertes, l’espace multi-dimentionnel peut se décliner en long, à plat, en volume, avec le temps (avec le temps… va, tout s’en va…), et puis après ça devient de la spéculation abstraite – matheuse, et non pas comateuse. L’espace-temps : on y est UNIQUE. Jamais, non jamais aucun être – iule préhistorique ou hyène moyennageuse,  Chinois du 13ème (siècle !) ou Guatémaltèque contemporain ne se sont rencontrés en un même point de l’espace-temps. Je veux dire : l’espace [devant-derrière ; gauche-droite ; dessus-dessous ; avant-après ] ; l’espace quadridimentionnel, comme on dit.

On y est unique, on y est unique… c’est vite dit ? imageons notre propos. Supposons, hein, supposons, que nous nous repérions… que nous nous repérions nous-mêmes. Par exemple, par un point unique et aisément visible, clairement identifiable de notre anatomie. Ce peut être le centre de l’iris de notre  oeil gauche, le milieu de notre nombril, la pointe de notre menton… disons le bout du nez ! comme les clowns, posons un point de rouge à lèvres au bout de notre nez. Charlemagne, Jules Grévy, Al Capone, vous, moi… un point rouge au bout du nez.

Eh bien, ainsi dûment situés par le bout de notre nez, je vous dis : DEUX bouts de nez (encore moins trois, quatre etc) ne peuvent se trouver en un même point de l’espace quadridimentionnel.

J’entends déjà les grincheux, les grommeleurs, les àquoibonistes ruminer qu’est-ce qu’on en a à foutre féchier ce con y nous gonfle… et pourtant c’est beau, non, cette unicité spatio-temporelle ?

Mais tiens voilà une objection ! les Esquimaux… quoi les Esquimaux ? eh bien ils se frottent le nez pour se dire bonjour (je vous avouerai d’ailleurs que j’aime bien me frotter le nez contre un autre, du moins si j’apprécie suffisamment sa propriétaire). Et voilà tout mon développement qui s’écroule : deux nez qui se frottent, d’abord se barbouillent de rouge ; mais surtout, surtout… se rencontrent dans l’espace-temps !

Ce n’est pas une mince découverte ; et puis c’est touchant.

Tibert

Ces sondés ce sont des…

Sunday, January 3rd, 2010

Avec une  constance affligeante, notre beau pays – de Descartes, Bergson, Montaigne, Foucault, Camus, Poincaré (Henri, pas l’autre, eh oh) – a élu les 3 personnalités qu’il estime le plus. La crème de l’élite, les phares dans la nuit. Je cite dans l’ordre : monsieur Noah, Yannick, chanteur ; monsieur Boon, Dany, comédien et réalisateur de cinéma ; monsieur Zidane, Zinédine, retraité du football.

Je me dis que le sondeur avait rencart avec une nénette, et que, pressé, aperçevant la sortie (ou l’entrée ? va savoir…) des studios de M6 ou de TF1 où se pressaient les spectateurs – la claque – des émissions en conserve du type “Arthur et ses boiboîtes” ou “Qui veut gagner un saucisson à l’ail”, il a enfreint la règle de saupoudrage et s’est carrément arrangé des réponses d’une tranche socio-professionnelle homogène, étroite, et propre à lui sortir ce genre d’atrocités.

Non que monsieur Noah chante faux. Je m’en fous, d’ailleurs, à ma connaissance il habite aux USA, et n’a jamais gagné le moindre radis venant de moi. Et monsieur Boon est un acteur-réalisateur sympathique, doté d’un réel talent, bref un bon professionnel dans le registre comique façon Bourvil ch’ti. Quant à monsieur Zidane, c’est un orfèvre de son art, je le place très très haut dans la galaxie des grands footballeurs, et lui ai pardonné depuis longtemps ses gestes parfois impulsifs.

Mais zut quoi ! c’est ça nos grands hommes ?  vous me direz qu’on a les grands hommes qu’on mérite. D’accord. On en est donc arrivé là, en quelque sorte… bien bas, quoi. Un chanteur comme idéal et figure de proue… “ambiance de la brousse“.

“Amusez-vous
Foutez-vous d’tout !
La vie, entre nous, est si brève
Amusez-vous
Comme des fous
La vie est si courte, après tout !
Car l’on n’est pas ici
Pour se faire du souci
On n’est pas ici-bas
Pour se faire du tracas ! “

Tibert

(au fait : vos n’êtes pas encore vacciné contre la grippe A ? ah bon, vous non plus ? ben non, on m’a pas convoqué… mais si ça vous intéresse, il paraît que la rose Roselyne les revend en douce, y en a trop… mais faut se mettre à plusieurs, c’est par gros paquets… faut s’adresser à mâame Bachelot, au Ministère)

La grippe A, daube ignée

Wednesday, December 9th, 2009

Eh oui voili voilà, la grippe A (A comme Achun-Henin, ainsi que je vous le révélais récemment)  a étendu son grand manteau sur notre beau pays, sans distinction de classes sociales, de races (oups ! faites excuse, d’ethnies) et de religions. Que le muezzin monte ou pas au minaret quand il y en a un, le curé en chaire (et en noce), l’altitude ne les sauvera pas !  le virus les mettra sur le flanc dès qu’ils redescendront, nonobstant la course-poursuite des vaccinations tardives. Les stylites, à la rigueur, auraient une petite chance de passer à travers ? voire ! de toutes façons, je ne me sens guère de vocation pour le stylisme (la pratique des stylites, c’est le stylisme ?? oui ? vous croyez ?)

Et le Tamiflu, alors ? quoi, le Tamiflu ? y en a pas, de Tamiflu, on le réserve aux VIP, aux cas sévères ! Grippés lambda, restez au chaud, munis de votre masque gratos et de vos anti-fièvre. Les Chinois recommandent d’ailleurs de frotter d’ail l’intérieur dudit masque, comme pour le gratin dauphinois, ça donne bonne haleine et ça tue les microbes. Au moyen-âge on y ajoutait un tampon de vinaigre, mais là ça devient humide et ça pique, c’est désagréable.

C’et ainsi que votre scripteur de blog favori est lui aussi sur le flanc. On l’a attaqué sur son flanc droit, plus exactement, et comme de bien entendu Grouchy n’était pas là, mais ce salaud de Blücher ! caramba !! …

Néanmoins, comme vous pouvez le constater, cette situation, qui lui est préjudiciable, certes, ne se révèle pas pour autant désespérée : il arrive encore à blaguer en bloguant !

Allez, une note d’optimisme pour finir : j’ai plus besoin de me faire vacciner ! je passe mon tour ! chouette économie pour la Sécu.

Tibert

IQ, ail-cul, haïku

Friday, October 2nd, 2009

Court poème, donc.

Parcourant un forum sur la Toile, forum sur la reproduction des bigorneaux dans les mers du Sud, très technique – je vous en épargne la teneur, absconse et ennuyeuse – j’ai trouvé cette maxime, ma foi, profonde, au point que je m’en suis emparé, et l’ai mise en musique, arrangée à ma sauce – pour autant que la musique se mette en sauce. C’est, je pense, une pensée utile.

Tibert

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Que la Faucheuse en robe noire

Et sa serpette

Ne trouvent, nous visitant,

Que des reliefs de fêtes,

Dans nos armoires,

Que du vent.

Hume, Hume donc…

Friday, May 1st, 2009

En ce premier jour du jouli mois de Mai, jouez au bois raisonnez musettes, brin de muguet dans le verre à moutarde, je vous livre, pieds et poings liés, cette pensée de Mister Hume, grand philosophe si’il en est :

Avoir des regrets, c’est souffrir deux fois“.

Et pourquoi vous la livré-je ? j’eusse regretté de ne point vous la livrer, mettant ainsi la maxime en pratique et la main à la patte.

Allez, à deux mains, si vous le vous lesbiens.

Le voile et ses mystères

Wednesday, February 4th, 2009

Non pas LA voile, celle qui fait équipe avec la vapeur ; mais LE voile, le voile épais qui recouvrait le mystère du vin jaune.

Pourquoi vous parlé-je de vin jaune ? les gens heureux n’ont pas d’histoire, vivent cachés, et le bonheur d’un beau vin jaune, seul ou accompagné d’un petit quelque chose, quelques gougères ou un poulet aux morilles, mériterait qu’on se taise, qu’on fasse silence, botus et mouche cousue, tels les petits malins qui sont tombés par hasard sur une auberge délicieuse, un petit paradis inespéré, et se gardent bien de gâter cette trouvaille en la divulguant à leurs amis… mais je vous en parle – en fait je me tais obstinément mais mon clavier, lui, est éloquent – car je viens de percer un secret, de lever un voile, d’abolir des années d’ignorance, comme ça, et ça vaut la peine de vous le faire partager.

Sachez, braves gens, que le Jura produit donc des vins bien estimables, voire superbes, et notamment ce fameux vin jaune, qui vieillit en foudres sous son voile, dédaigneux de l’ouillage… 6 ans de cave, et à l’air – mais sous son voile ! Et il se trouve que ledit vin jaune est commercialisé, pour ceux qui en veulent, du vin jaune, en bouteilles de 62 centilitres, pas plus, pas moins. Le clavelin, c’est le nom de la radine bouteille, nous prive donc de 13 centilitres du précieux liquide, si l’on veut bien considérer que la contenance standard des bouteilles est de 75 centilitres. Pourquoi tant de haine ? pourquoi ce sadique ‘moins 13 centilitres’ ? cette interrogation taraudait mes neurones jusqu’à ce matin.

Eh bien j’ai la réponse. Oui, cher lecteur, le clavelin, ces 62 cl, c’est ce qui reste en moyenne d’un litre de pinard après 6 années sans anicroche passées dans la cave jurassique, dans la barrique et sous le voile. Autant dire que 38 centilitres se sont fait la malle, mais là l’histoire ne dit pas s’il y a eu des ponctions ou si c’est seulement le résultat des déperditions naturelles.

Confondant, non ?

Et tout ça prouve clairement que le système métrique est le seul compatible avec la forme normée du clavelin : allez donc traduire ce que je viens de vous exposer en pouces, en gallons, en pintes ou en Btritish Thermal Units !! Vive donc le système métrique.

Noir c’est noir

Thursday, January 29th, 2009

Jeudi noir, qu’ils disent, qu’ils claironnent, qu’ils prophétisent. Noir pour les travailleurs qui envisagent d’aller travailler – faut gagner sa croûte, pas vrai.

Pour l’emploi et le pouvoir d’achat” qu’ils disent. Donc on fait ch… ses voisins pour défendre son pouvoir d’achat : il serait peut-être plus judicieux de pousser les investigations, par exemple sur le grand écart de la viande, bien moins chère à la production, bien plus chère sur les étals des bouchers ou des hypermarchés. Pourquoi ? on pourrait pointer du doigt – et punir – les circuits de traitement-distribution qui se sucrent sur notre dos, mais c’est plus simple, on connaît déjà, on est habitué à République-Nation, on va encore claironner “Sarko des sous” et bloquer les trains les bus les métros les aéroports, pour punir le voisin.

Jeudi noir : c’est bien vrai. Jeudi noir des syndicats. Noir pour tout un tas de raisons. Noir de désespoir.