Archive for the ‘Vie privée’ Category

Papier, bitte (je like !)

Thursday, February 2nd, 2012

Je lis ça dans une rubrique technique-geek-ordinateurs de Libé, le canard qui libère, à propos de Fesse-bouc, qui va entrer en bourses (son patron va se faire des couilles en or ;-) ) : “Dans les prochaines semaines, le nouveau profil du réseau social sera installé d’office chez tout le monde. Que ça plaise ou non.”

Mon sang n’a fait qu’un tour : comment, ces cons-là vont me mettre des petites bébêtes dans mon ordinateur ? et de quel droit ? bref, vous voyez, ça m’émeut. Je suis ému, quelque peu tourneboulé. Merde alors, et ma vie privée ? Et puis, progressivement, ça se calme, l’alerte passe. mais non, voyons gros bêta, si tu n’es pas inscrit chez Fesse-Machin, aucune raison qu’ils viennent te demander la marque de ton after-chèvre…

Mais je suis allé voir quand même sur l’excellent article dont je vous ai donné le lien ; je l’ai lu. Eh bien, ça fait froid dans le dos. TOUT ce que vous avez bien pu raconter comme âneries, blagues stupides, souvenirs crapoteux, histoires pas franchement reluisantes mais que vous avez cru bon de raconter sur Fesse-Bidule un soir de déprime ou de beuverie ou les deux… TOUT sera inscrit sur la page, VOTRE page, quand bien même ça remonterait à des années-lumière, quand bien même il y aurait prescription.

Moi je vous le dis : c’est bien fait. Bande de nazes, qu’avez-vous besoin de raconter vos secrets de peau de lapin partout sur la Toile ? on s’en tape, de vos salades intimes. Et tiens, c’est justice que ça vous remonte comme un hamburger-frites faisandé qui ne veut pas passer ; quand on pense que maintenant il y a un bouton de plus sur les écrans ex-cathodiques pour cliquer afin de signifier “J’aime” (vous aimez ? mais on s’en fout !), quand on apprend ensuite que vous avez liké… quel beau verbe du premier groupe, vraiment. Je like Fesse-bouc, vérie meutche.

Tibert, unlikely

Flagornerie, cirage de pompes…

Thursday, September 15th, 2011

Fin de l’interlude : 2 pannes cumulées, messieurs-dames, m’empêchaient d’accéder aux délices de la Toile. Pannes réparées, ou du moins contournée, pour l’une d’elles.

Mais basta : dernier commentaire (en anglais, je ne sais quel aveuglement guide les lecteurs anglophones de blogs vers mon site) sur mon dernier billet ‘Interlude” :

(je traduis) : “Ce blog, et spécialement cette page, méritent vraiment d’être mis en marque-page : des tas d’informations pertinentes et intéressantes“.

C’est peut-être de l’humour ? du second degré ?

Allez, poubelle, poubelle ! mais pour la suite, vroooom, vrooom, c’est reparti. Pourvou qué ça douré !

Tibert

Interlude

Wednesday, September 7th, 2011

Je sais, je sais, je me fais rare. Pause “technique” ! mon accès internet – en zone rurale, donc dégroupée, donc c’est “lOpérateur Historique” qui administre les lignes, et j’ai eu l’idée saugrenue de prendre un fournisseur d’accès qui n’est pas l’Opérateur Historique. Donc, panne intermittente, puis sévère et générale depuis 6 jours. On vivote, on recourt à des expédients, aux voisins, au MacDo’ du bled d’à côté. Mais avouons-le : c’est la galère.

Donc, contraint et forcé, forcément, plus de nouveau billet sur mon blog. Je le regrette autant que vous. Celui-là, ce billet, c’est une bouteille à la mer : si vous connaissez un chef dans mon coin dans les équipes techniques de l’Opérateur Historique, plaidez donc ma cause auprès de lui – je vais bientôt déprimer. Merci, et à bientôt peut-être.

Tibert

(suite…) : rien… mardi 13 septembre… rien… ah c’est sûr on est à l’ère du tout numérique ! je vous dis que ça ! c’est l’Amérique, quoi. Bientôt les 2 boîtes de conserve avec une ficelle tendue : ça, ça fonctionne.

Lola, Byrrh et les bouts-filtres

Thursday, July 7th, 2011

Comment marier la le coq à l’âne, le poisson à la bicyclette ?  en écrivant un billet méli-mélo. A dire vrai, je me serais bien contenté des deux premiers termes du titre, car ils sont liés, si si ; mais l’actualité l’exige, il faut que je fasse feu ici et maintenant sur les sophismes et les arguments spécieux des clopeurs, qui se rebellent contre la décision de certaines mairies de réserver des bouts de plage aux non-fumeurs… pas Charleville-Mézière, ni Chateaudun, non, mais La Ciotat, par exemple. Vous en avez marre, vous aussi, des bouts-filtres de cellulose plantés dans le sable, ou flottant au gré des vagues sous votre nez ? moi aussi. Et ce n’est pas parce que les flots marins accueillent aussi les égoûts de la ville et les déchets des plaisanciers que ça excuse les fumeurs qui ne ramassent pas leurs mégots et leurs emballages de cigarettes.

Bon, ça soulage, à défaut d’être constructif.

Mais Lola, Byrrh, Byrrh et Lola ? “Lola”, film quelque peu désuet, passé, daté, mais que je l’on savoure comme une gâterie. Le jeu d’Anouk Aimée est malheureusement trop affecté, inutilement mobile, minaudé à l’excès, mais ce cow-boy à Stetson dans sa décapotable américaine blanche sur le front de mer de la Baule, ce grand et blond marin amerloque plus vrai que nature, ce bistrot du Quai de la Fosse – le quai de la fesse – qui sent bon le cahoua à la chaussette réchauffé, comme on savait le faire avant l’irruption des percolateurs italiens, et tous ces lieux nantais dont Jacques Demy se gave visuellement et nous régale – avec une photographie noir / blanc somptueuse ! et pour le panthéon du cinéma, il fallait l’oser, la séquence du ralenti, le marin états-unien en uniforme et bob blanc sur la tête, la gamine en jupe-corolle se tenant par la main, effleurant le sol de la foire aux auto-tamponneuses, au son du prélude numéro 1 du Clavier Bien Tempéré.

Mais Byrrh ? eh oui, Byrrh… les rades nantais et d’ailleurs de l’époque arboraient sur leurs murs, leurs vitrines, et “Lola” nous les montre abondamment, ces affichettes-réclames qui font ou on fait les délices des “je me souviens” façon Perec. Clacquesin, St-Raphaël-Quinquina, l’Arquebuse, Fernet-Branca, chin-chin-Cinzano, Dubo-Dubon-Dubonnet, Cusenier, Guignolet-kirsch, Noilly-Prat… et Byrrh ! Byrrh qui m’a, au fil du film, tarabusté, questionné, qu’est-ce que c’est que ce mot, pourquoi ce nom bizarre pour un vermouth catalan, un vin muté – à base de mistelle, de vin rouge, de plantes aromatiques et d’additifs plus ou moins pharmaceutiques ?

Bref, je vous le livre comme la Toile me l’a appris, ça vaut le coup de mulot : les frères Violet, tenant un commerce de tissus à Thuir (66), ayant concocté une boisson “revigorante” de leur cru, et désireux de lui donner un nom, jetèrent les yeux sur leurs coupons de toile, qui sont tous, paraît-il, référencés par une lettre. L’alignement, l’empilement,  la séquence des étiquettes qu’ils lurent alors donnait BYRRH (pourquoi, nom d’un chien, n’avaient-ils que 5 coupons de tissu ?). Mais le croiriez-vous ? ça leur plut, ou bien ils en avaient marre de chercher, ou plus probablement ils étaient bourrés du fait de leurs multiples dégustations d’échantillons – et Byrrh vint au monde des bistrots. J’ai bien dû en boire une fois dans ma vie.

Tibert

Marie-Mado la gaffeuse

Tuesday, June 21st, 2011

J’aurais voulu vous entretenir, au fil de ce billet – le billet comme ruisseau, quelle fraîcheur dans l’image ! – de cette phrase prononcée, paraît-il, par Jésus le nazaréen lors de sa rencontre – pas fortuite du tout à mon avis – avec Marie-Madeleine, la disciple numéro 13, la groupie des groupies, le surlendemain du jour fatal où on lui passa l’arme à gauche de fort pénible façon. Récapitulons : le vendredi c’était la mise à mort, on met au tombeau vite fait because ça va être shabbat, et le dimanche matin, nous y voilà : Marie-Mado, venue terminer le boulot, constate que la tombe est vide. Ma parole, je rêve, j’hallucine, et elle se met donc à la recherche du corps inexplicablement  disparu. Elle aperçoit donc un type à quelque distance – à cette heure matinale, un dimanche, dans un cimetière, vous avouerez que c’est louche – qu’elle prend pour le jardinier !! n’importe quoi… il faut dire qu’avec des gants fourrés en synthétique, un sécateur, un bleu de chauffe et une brouette, ça prête à confusion.

Au fait, que foutait Jésus avec un sécateur et une brouette à cet endroit-là et à ce moment-là ? les évangiles sont tous quatre muets sur ce point. Je me perds donc en conjectures, mais on peut légitimement supposer que Jésus, au lendemain du shabbat, avait décidé de désherber les allées du cimetière, constatant que les employés municipaux avaient, premio, laissé tous leurs outils en plan, deuxio, bâclé le boulot, ah ces fonctionnaires territoriaux, je vous dis pas ! bref, plutôt que de se faire ch… à attendre le chaland – un chaland dans un cimetière, c’est vachement rare – Jésus se dérouillait les muscles en jardinant. Pourquoi pas, hein ? Notons juste qu’il ne devait pas s’y connaître beaucoup, moi j’aurais plutôt utilisé une binette qu’un sécateur. Mais bon.

Mais la confusion ne dure pas, Marie-Madeleine le “remet” enfin, comme on dit chez moi, et lui, fâché et vexé, terriblement déçu qu’elle ne l’ait pas reconnu du premier coup d’oeil, de lui lancer : bas les pattes, vade retro (en hébreu ou en araméen, je ne sais plus), “ne me touche pas !”. En latin, au cas où il aurait connu cette langue, ça aurait donné “noli me tangere !”. Et toc. C’est du tutoiement, ça, en latin : ils se tutoyaient, Jésus et Marie-Mado. Va te faire cuire un oeuf, Marie-Mado, t’es même pas fichue, depuis qu’on se connaît – même qu’un romancier états-unien et vicelard ira prétendre plus tard que toi et moi on vivait à la colle – t’es même pas fichue de me reconnaître… ah les nanas, je vous jure  !

Bon, et alors ? et alors, c’est tout. Je trouve cette phrase superbe : noli me tangere. C’est joli, non ? même s’il l’a dit en hébreu.

Un dernier point : c’est le solstice, à partir de demain le soleil va se montrer de plus en plus feignasse : moi ça me fiche le bourdon tous les ans. Pas vous ?

Tibert

Bisque bisque rage

Friday, May 27th, 2011

Puisqu’avant le coup de Trafalgar, on me harcelait déjà avec la Porsche dans laquelle j’avais eu la faiblesse de me laisser véhiculer, puisque les évènements que vous savez ont chamboulé tous les pronostics et que désormais je suis juste bon à raser les murs pour ne pas entendre les pleurnicheries ou les blagues douteuses, puisque désormais il est bien clair qu’on n’ira plus me chercher pour faire Président de la République au profit de Laurent Ségolène Martine Jack François Manuel et j’en oublie…

. ..puisque tout ça, puisque la coupe est pleine, que vous me faites tous ch…, eh bien je vais me prendre la plus grosse baraque de New-York, la plus clinquante, la plus chère, la plus luxueuse, 600 m2, un jacuzzi, une salle de sports… oui oui, une salle de sports ! vous pouvez flûter, vous indigner, vous lamenter,  je vous emm…, tous tant que vous êtes, y compris et surtout ceux qui gueulent contre les Porsche et les suites à 3.000 dollars la nuit.

Au fait, avec cette surface il va en falloir, des heures de femme de ménage.

Pcc Dominique SK

Divine addiction

Tuesday, January 18th, 2011

C’est ce qu’on appelle une “perle”. Pas une “perlouze”, non, une “perle” :

Dieu a choisi le mauvais cheval en pariant sur l’humain“.

A rapprocher du célébrissime “Dieu ne joue pas aux dés” proféré un jour de mauvaise digestion par Albert Einstein, fâché qu’on ne puisse calculer précisément la vitesse ET la position d’une particule – son pote Heisenberg venait d’énoncer péremptoirement que si l’on était précis sur la vitesse, alors la position demeurait floue, et inversement.

A quoi Niels Bohr, autre pointure de la physique, aurait répliqué, car il était pieux, lui, et à cheval sur les principes d’incertitude : “Albert  – vous permettez que je vous appelle Albert ? – cessez de dire à Dieu ce qu’il doit faire !“.

On remarquera aisément, si l’on ne s’est pas endormi sur l’écran blême de son ordinateur, que les 2 premières citations se contredisent. Car si Dieu joue au PMU (“… a parié sur le mauvais cheval“) c’est qu’il est adepte des jeux de hasard, et claque bêtement le fric de sa paye au lieu de le rapporter à sa femme pour faire bouillir la marmite. Tandis que le grand Albert E. professe, lui, que Dieu n’a pas du tout ce genre de vice, qu’il a un minimum de principes, qu’il ne joue pas l’apéro au 421 avec le Saint-Esprit sur le comptoir du Zanzi-bar en bouffant un oeuf dur écalé et saupoudré de sel,  tout en éclusant un ballon de Sauvignon bien frais.

Cher lecteur (je m’adresse ici à l’humain, le Genre Humain : le mauvais cheval, donc, suivant la citation liminaire de ce billet, et du coup ça me dispense de me fendre d’un “chère lectrice, cher lecteur”, fatigante manie verbale des politiciens), cher lecteur, donc, je vais vous le donner, moi, MON point de vue sur l’intéressante polémique qui oppose Albert Einstein, Niels Bohr et le quidam inconnu qui a commis la phrase sur Dieu et le mauvais cheval :  non seulement Dieu joue aux dés, au PMU, au Black Jack, au bandit manchot, au Poker menteur… mais de plus il est infoutu de prévoir ce qui va sortir. Et c’est tant mieux : il n’y a rien de plus barbant que ces jeux de hasard où l’on connaît le tirage à l’avance, c’est plus du jeu !

(à moins que Dieu n’existe pas ? alors là… mais bon, ça dépasse le cadre de ce blog)

Tibert

PS – d’où sort cette “perle” ? où l’ai-je pêchée ? eh bien, je jouais les pêcheurs de perles sur le Filet  : le “Net” (il faudra un jour qu’on cause sur la traduction de “net”  : filet, par “Toile”, ça va loin ! ) et je suis tombé sur un affreux fait divers ! une femme de 31 ans avait abandonné le soir tard, dans la rue, sa fillette de 7 ans afin d’aller faire la fête. On a pu recueillir la fillette désemparée, et après quelques recherches, retrouver la mère en pleine nuit, bourrée comme un coing, et au volant de sa voiture, jouant à griller des feux rouges aux croisements. C’est le courrier des lecteurs qui m’a livré la matière première de ce billet : merci, courrier des lecteurs !

Niort, ton univers impitoya-a-bleuuuu…

Sunday, December 12th, 2010

J’apprends, de source autorisée, que les services de répression du grand banditisme pharmacien ont mis au jour une fraude aux déclarations fiscales dans une pharmacie de Remoulins (Gard, code 30 pour les fanas des chiffres)… fraude permise par un logiciel “permissif”, justement ! Ce superbe logiciel est en service dans environ 4.000 pharmacies françaises. Il semblerait que moyennant l’introduction d’un code confidentiel dans la bécane( la babasse, la bouzine, l’ordinateur, le computer, quoi !) le miraculeux logiciel à gommer la cellulite fiscale donne des résultats intéressants, de l’ordre de plusieurs dizaines de milliers d’euros par an discrètement mis à l’ombre. Cinquante-mille euros planqués, c’est pas la fortune, mais c’est un bon début.

Or, le croirez-vous, ce logiciel providentiel pour les pharmacies a été goupillé par une société informatique de Poitou-Charentes (“charenteu-poi-tou, charenteu-poi-tou”, pour les amateurs de jingles) !! on en reste sur le cul. Du bon beurre, des fromages de chèvre, de la Ségolène royale, bon, OK, ça c’est Charentes-Poitou, mais c’est pas tout, mais c’est pas tout – mais aussi de subtils et discrets logiciels d’assistance aux bidouilles comptables dans les pharmacies. Là,  c’est trop cool !

Si l’on a deux sous d’intelligence – l’intelligence, c’est la capacité à établir des connexions – on se dit aussi sec : bon sang, mais c’est bien sûr !! ça doit venir de Niort ! Niort, la capitale mondiale de l’angélique et des mutuelles françaises… mutuelle –> sécu –> remboursements –> pharmacies !! c’est clair. Voyons voir, voyons voir…

Hop, un p’tit coup de moteur de recherche (mouline, mouline…) : bingo ! tenez, la “Nouvelle République du Centre-Ouest” sort le scoop de l’année, le prix Pulitzer de l’infomation régionale deux-sèvrienne ; on a les noms, les lieux, tout : “discrète entreprise aux murs blancs basée à Bessines…“. Ne vous y trompez pas : derrière ce fumeux rideau de fumée – à nous on ne la fait pas – Bessines c’est une banlieue de Niort. Niort : la plaque tournante, la mystérieuse mégapole, le centre névralgique, le Chicago de l’Ouest.

Tibert

Solstices

Sunday, June 20th, 2010

Vous je sais pas, mais moi ça me fait quèque chose le solstice d’été, tous les ans ça me fait quèque chose. Va savoir pourquoi, en fait si je sais bien pourquoi, j’attrape le cafard avec le solstice d’été : dès demain ma parole les jours vont raccourcir. De pas grand’chose, qu’ils vont raccourcir, des pouièmes, des riens du tout de deux trois minutes, mais ça va finir par se voir, et justement on n’y verra plus, et on aura pas profité des longues soirées de juin, que cette année je vous dis pas le temps pourri qu’on se tape.

Allez va quand même au solstice d’hiver c’est bien le contraire : ah ça oui on en prend un bon coup de moral quand arrive le solstice d’hiver : plus que six mois et c’est l’été qui va arriver, et que les jours rallongent, oh pas boucoup, à la Sainte-Luce le saut d’une puce, comme on dit.

Allez, bon été quand même ! pourvu qu’on ait pas la canicule !

Tibert

Dernière station : Rueil

Wednesday, June 16th, 2010

Jules Cesar n’a pas su que Charlemagne habiterait à Aix-La-Chapelle, 27 Grosse Strasse, Escalier A, 3ème étage porte droite en sortant de l’ascenseur. Napoleon n’ a pas appris que  Fausto Coppi gagnerait le Tour de France, tout comme De Gaulle aura ignoré le remplacement du Nouveau Franc par l’Euro et l’accident de Lady Diana dans un tunnel au pont de l’Alma.  Pareillement, Suzanne Veillon n’aura pu être informée que, le 15 juin 2010, l’équipe brésilienne de foot disposerait de celle de la Corée du Nord par 2 buts à 1. Là où elle était dorénavant, ça ne pouvait plus l’atteindre, non plus que toute autre nouvelle passionnante. Elle s’en serait d’ailleurs contrefoutue totalement : le foot, elle, pfff… un bon polar, un petit tournoi de bridge, ça oui, mais le foot… allez hop, salut tout le Monde, et sans regrets.

Adieu donc, Suzanne Veillon. Nous, nous continuerons de tourner encore un peu. C’est pas que ce soit passionnant, mais faut bien que ça tourne.

Pcc : PC