Archive for the ‘Sciences’ Category

Le nez dans le quadridimentionnel

Wednesday, February 17th, 2010

On le sait peur-être, il se peut que j’enfonce ici des portes ouvertes, l’espace multi-dimentionnel peut se décliner en long, à plat, en volume, avec le temps (avec le temps… va, tout s’en va…), et puis après ça devient de la spéculation abstraite – matheuse, et non pas comateuse. L’espace-temps : on y est UNIQUE. Jamais, non jamais aucun être – iule préhistorique ou hyène moyennageuse,  Chinois du 13ème (siècle !) ou Guatémaltèque contemporain ne se sont rencontrés en un même point de l’espace-temps. Je veux dire : l’espace [devant-derrière ; gauche-droite ; dessus-dessous ; avant-après ] ; l’espace quadridimentionnel, comme on dit.

On y est unique, on y est unique… c’est vite dit ? imageons notre propos. Supposons, hein, supposons, que nous nous repérions… que nous nous repérions nous-mêmes. Par exemple, par un point unique et aisément visible, clairement identifiable de notre anatomie. Ce peut être le centre de l’iris de notre  oeil gauche, le milieu de notre nombril, la pointe de notre menton… disons le bout du nez ! comme les clowns, posons un point de rouge à lèvres au bout de notre nez. Charlemagne, Jules Grévy, Al Capone, vous, moi… un point rouge au bout du nez.

Eh bien, ainsi dûment situés par le bout de notre nez, je vous dis : DEUX bouts de nez (encore moins trois, quatre etc) ne peuvent se trouver en un même point de l’espace quadridimentionnel.

J’entends déjà les grincheux, les grommeleurs, les àquoibonistes ruminer qu’est-ce qu’on en a à foutre féchier ce con y nous gonfle… et pourtant c’est beau, non, cette unicité spatio-temporelle ?

Mais tiens voilà une objection ! les Esquimaux… quoi les Esquimaux ? eh bien ils se frottent le nez pour se dire bonjour (je vous avouerai d’ailleurs que j’aime bien me frotter le nez contre un autre, du moins si j’apprécie suffisamment sa propriétaire). Et voilà tout mon développement qui s’écroule : deux nez qui se frottent, d’abord se barbouillent de rouge ; mais surtout, surtout… se rencontrent dans l’espace-temps !

Ce n’est pas une mince découverte ; et puis c’est touchant.

Tibert

Trop nombreux

Monday, December 21st, 2009

On sait maintenant que les trains “Eurostar”sont faillibles, ils ont failli. Les trains, pas les navettes porte-bagnoles et camions ; les navettes fonctionnent, elles, quand les trains calent et restent coincés 8 heures dans leur tube, sans eau ni nourriture et dans une chaleur insupportable, quand dehors, à l’air libre, il fait -4°.

D’où cette idée simple : pourquoi ne pas transporter les passagers des Eurostar(s) sur les navettes porte-bagnoles ? élémentaire mon cher Machin, on équipe de ridelles et points d’ancrage les plate-formes, histoire que les passagers puissent s’y cramponner, et roule ma poule ! yahooooo !

Mais pourquoi donc cette fragilité des trains Eurostar ? eh bien, paraît-il, le contraste chaud-froid, l’omelette norvégienne… le froid du dehors, et la chaleur humaine, tiens ! un individu normalement constitué, même de sang-froid, rayonne de la chaleur (je rayonne, et vous, vous rayonnez aussi, ne rougissez pas) à hauteur d’environ un watt par kilo ! Ainsi de tous les mammifères, et par exemple deux vaches de 500 kilos équivalent à un radiateur d’un kilowatt ! C’est ainsi qu’au moyen-âge les paysans ne crevaient pas de froid en hiver : l’étable accotée au logement, ça tempérait un peu le froid, même si ça puait. D’ailleurs chacun sait qu’il fait bon vivre dans les étables, en hiver.

Alors disons-le : on se fout de nous, Copenhague et calotte glaciaire, CO2 et taxe carbone. D’abord on nous bassine de réchauffement climatique quand il fait un froid polaire… vous trouvez, vous, que ça se réchauffe ? et puis on nous cache la vraie raison : on est trop nombreux, voilà tout !

Trop nombreux à prendre les Eurostar(s) : 400 personnes dans un train ça fait 30 à 35 kilowatt de chaleur !! de quoi chauffer un immeuble. Soyons moins nombreux à visiter Londres : d’abord il fera moins chaud dans les trains, et puis en cas de panne ça fera moins de mécontents. Et puis Londres… qu’est-ce que vous allez foutre à Londres ?

Trop nombreux à nous ruer sur les routes les week-ends ; ça coince au péage de St Arnoult-en-Yvelines ; trop nombreux à acheter nos baguettes de pain à la bonne boulangerie du coin, ça bouchonne, ça ronchonne, ça fait la queue vers 11 heures du mat’, alors qu’il suffirait de se passer de pain frais, ou d’aller acheter sa baguette à 7h30, ou de fréquenter les mauvaises boulangeries. Trop nombreux à vouloir visiter Beaubourg, ça fatigue les agents administratifs du lieu. Trop nombreux à irradier nos watt, et trop gros aussi : un obèse “chauffe” 4 fois plus qu’une anorexique !

Six milliards d’êtres humains… six milliards, ça équivaut à combien de centrales nucléaires ? si l’on se base sur environ 70 kilos, donc 70 watt par tête de pipe, ça fait 420.000 Mégawatt… sans compter les vaches, les poules, les chienchiens à sa mémère… ça chauffe, ça ! il est là, le réchauffement climatique, il est là.

Un conseil, donc : soyons moins nombreux ! et moins gros.

Tibert

La grippe A, daube ignée

Wednesday, December 9th, 2009

Eh oui voili voilà, la grippe A (A comme Achun-Henin, ainsi que je vous le révélais récemment)  a étendu son grand manteau sur notre beau pays, sans distinction de classes sociales, de races (oups ! faites excuse, d’ethnies) et de religions. Que le muezzin monte ou pas au minaret quand il y en a un, le curé en chaire (et en noce), l’altitude ne les sauvera pas !  le virus les mettra sur le flanc dès qu’ils redescendront, nonobstant la course-poursuite des vaccinations tardives. Les stylites, à la rigueur, auraient une petite chance de passer à travers ? voire ! de toutes façons, je ne me sens guère de vocation pour le stylisme (la pratique des stylites, c’est le stylisme ?? oui ? vous croyez ?)

Et le Tamiflu, alors ? quoi, le Tamiflu ? y en a pas, de Tamiflu, on le réserve aux VIP, aux cas sévères ! Grippés lambda, restez au chaud, munis de votre masque gratos et de vos anti-fièvre. Les Chinois recommandent d’ailleurs de frotter d’ail l’intérieur dudit masque, comme pour le gratin dauphinois, ça donne bonne haleine et ça tue les microbes. Au moyen-âge on y ajoutait un tampon de vinaigre, mais là ça devient humide et ça pique, c’est désagréable.

C’et ainsi que votre scripteur de blog favori est lui aussi sur le flanc. On l’a attaqué sur son flanc droit, plus exactement, et comme de bien entendu Grouchy n’était pas là, mais ce salaud de Blücher ! caramba !! …

Néanmoins, comme vous pouvez le constater, cette situation, qui lui est préjudiciable, certes, ne se révèle pas pour autant désespérée : il arrive encore à blaguer en bloguant !

Allez, une note d’optimisme pour finir : j’ai plus besoin de me faire vacciner ! je passe mon tour ! chouette économie pour la Sécu.

Tibert

A comme attardés

Sunday, November 29th, 2009

D’abord, un scoop : pourquoi la grippe porcine – les pauvres cochons n’y sont pour rien, et on les a pris comme boucs émissaires, ce qui est cocasse – pourquoi donc cette grippe a-t-elle été baptisée “grippe A” ?  Bien, c’est tout simple, elle a pour synonyme “Grippe Achun-Enain” du nom de ses deux inventeurs, et comme ça commence par A, ça donne  “grippe A”.

Ensuite, avez-vous remarqué que nous n’en sommes, ce pénultième jour de novembre, qu’à  commencer à vacciner péniblement les personnes “à risque”, et on est loin du compte, tandis que ce fléau a déjà provoqué des tas de désordres, des écoles fermées et des matches reportés, des réunions annulées, des morts etc… bref : on n’est pas du tout dans le tempo !

Nos prévoyants gouvernants ont au bas mot six semaines de retard. A ce train-là, le pays entier aura la fièvre sous la couette, et les rares valides pourront mettre les dizaines de millions de vaccins inutilisés en vente sur Ibée ou JefourgueTout. On n’en tirera pas grand-chose, mais bon, plutôt que de les balancer à la poubelle…

Pendant ce temps, les centres de vaccination vivotent… cohue ici, désert là. Il paraît que les toubibs généralistes réclament de pouvoir vacciner dans leur cabinet : ils ont raison, évidemment. Et il va falloir se remuer le popotin.

Tibert

Le chat de la voisine, pom pom pom

Tuesday, October 27th, 2009

Vous connaissez la chanson de (de ? ) Montand, Yves : “le chat de la voisine, qui mange de la bonne cuisine, etc…”

Tenez, dans le droit fil de cette chanson : le Monde nous informe qu’Amnesty International nous informe qu’ “Israël prive les Palestiniens d’eau“. Vous lirez l’article si vous voulez, mais les chiffres – 20 litres par Palestinien et par jour, 80 par Israélien – sont éloquents.

Mais tout ça n’est que futile péripétie, légère ombre au tableau, car une étude très sérieuse nous annonce que les chiens – et les matous, les hamsters, etc… -  ont une empreinte environnementale non négligeable, voire insupportable : votre épagneul, madame, monsieur, “consomme” autant qu’un gros 4 x 4.

Et à mon avis, ça a été édulcoré, on lui a raboté les angles, à cette étude ! Songez aux cro-crottes qu’il faut nettoyer sur les tro-trottoirs, à l’aide de coûteuses motos spécialement munies d’aspirateurs à merde… songez aussi, car on l’oublie, que les chiens, eux aussi, pètent ! pas dans l’ordre de volume des ruminants, certes, mais certainement de manière non négligeable. Et surtout s’ils ont bouffé des légumineuses. D’ailleurs, dans les dîners en ville, quand un nuage nauséabond passe, on se regarde en chiens de faïence, on se soupçonne silencieusement : c’est sûrement lui, il regarde le plafond… ma parole,  ma voisine vient de lâcher un pet ! Mais personne ne se tourne vers le clébard, peinard, roulé en boule, et qui regarde, lui aussi, le plafond.

Tibert

Les poêles et les zoutes

Wednesday, September 30th, 2009

On annonce, de source bien informée, que les poêles, et plus généralement tous les ustensiles enduits de revêtement anti-adhésif (téflon etc) contiennent un produit nocif pour la qualité et la fertilité du sperme. Pas du sperme d’otarie, ni de gnou, puisque ni les otaries ni les gnous n’utilisent de poêles anti-adhésives : ils ne mangent pas de crêpes. Non ! il s’agit du sperme humain. C’est bien plus grave.

Deux conclusions s’imposent immédiatement, devant cette remarquable découverte scientifique :

- la méthode contraceptive qui consiste à bouffer des crêpes, cuites à dessein dans une poêle anti-adhésive, devrait recueillir de nombreux suffrages, surtout si lesdites crêpes sont fourrées à la crème de marrons. Outre qu’il est plaisant que les crêpes n’attachent pas, et qu’on puisse ainsi les faire sauter, c’est nettement moins pénible que d’enfiler un préservatif, surtout dans le noir et en se trompant de sens.

- Personnellement ça m’est égal : la fertilité de mon sperme est une question obsolète.

Longue vie, donc, aux poêles anti-adhésives !

Tibert

Chiffres

Thursday, September 10th, 2009

Des chiffres ? non, des nombres. Nombres composés de chiffres. Chiffres qui sont des nombres si ces nombres sont entiers et compris entre 1 et 9. Mais bon…

Le télescope Hubble transmet des images époustouflantes de galaxies, nébuleuses et autres poussières d’étoiles. Il a permis de calculer que l’univers date d’environ 13,5 milliards d’années. A la louche, hein ! à quelques millions d’années près. L’épaisseur du trait : le temps pour nous de naître et mourir quelques dizaines de milliers de fois.

On est peu de chose…

A part ça, les pâtes ont augmenté de plus de 10 % alors que le prix des céréales baissait. Je ne retrouve pas la référence de l’article, mais vous pouvez me faire confiance. Et les boulangers ? ah les boulangers, eux aussi ont vu le prix de la farine baisser ; mais apparemment ça ne les a pas inspirés. Le prix du pain lui non plus ne baisse pas ; les humoristes des finances appellent ça l’effet “cliquet”. Quand ça monte, ça monte. Clic ! et voilà, plus possible que ça baisse. Magique, non ?

Tibert

Turing vs Von Braun

Tuesday, September 1st, 2009

Un intéressant article du Monde-sur-la-Toile nous ressort le cadavre d’Alan Turing, génial mathématicien anglais, grand contributeur des avancées en intelligence artificielle, algorithmique, théorie des nombres… et grand contributeur à la victoire contre l’Allemagne Hitlerienne. Bref, une pointure, une très belle intelligence, comparable à Poincaré, Maxwell ou Einstein. Hélas, on le sait, Turing était homosexuel, et dans l’Angleterre post-victorienne des années 40, les cons homophobes ont eu raison, sinon de son intelligence, du moins de son équilibre affectif… rejeté, mis sur la touche, il s’est suicidé à 41 ans.

A rapprocher des initiatives Etats-uniennes, à l’issue de la guerre, pour enrôler, embaucher, récupérer les brillants savants allemands… homos ou pas, nazis ou pas, rien à foutre ! Werner Von Braun, et bien d’autres, tous mouillés jusqu’à l’os dans l’aventure nazie, se sont vu dérouler le tapis rouge aux USA.  Pragmatisme américain… business is business, pas vrai ?

Non pour dire ici que monsieur Von Braun et consorts ne méritaient pas ce traitement de faveur – après tout, ils n’étaient peut-être pas si mauvais, c’étaient des savants, pas des idéologues, etc etc – mais pour pointer du doigt l’aberration moralisatrice, la forme cristallisée de la connerie bien-pensante qui a eu la peau de monsieur Turing. On attend toujours des excuses écrites des abrutis, s’il en reste, qui l’ont flingué.

Tibert

Hadopi-raté

Thursday, June 11th, 2009

… et Hadopi teux, hadopi toyable, etc. Que la très controversée loi Hadopi (anti-piratage sur la Toile) soit en partie retoquée par le Conseil Constitutionnel, laisse un répit aux télé-chargeurs enragés et sans scrupules (*) pour se faire des copies en toute impunité de toutes les nigleries disponibles, séries américaines clips films ziziques etc.  Avec les disques durs de 500 giga-octets et plus, ça fera de quoi passer les longues soirées d’hiver devant son écran à bouffer de la “culture” gratuite.

Reste que cette loi stupide tentait maladroitement et brutalement de répondre à une vraie question : de quoi vit le type dont les oeuvres sont diffusées sur la Toile, quand le piratage le met sur la paille ?

Reste aussi un constat, de plus en plus évident : l’accès à la Toile devient – est, en fait – un droit fondamental de la personne humaine – j’esquisse une grimace, écrivant ça, car l’accès Internet, au fin fond de la cambrousse, ça laisse sérieusement à désirer ! Dans cette logique, si l’huissier de justice laisse une chaise, une table, un plumard au malheureux qu’on saisit, complétons la liste : ET l’accès Internet ! évidemment, s’il saisit l’ordinateur…

-

(*) pas moins de scrupules que les éditeurs de CD qui vendent leurs galettes argentées 2 à 3 fois le prix normal.

——————-

PS : un peu de vulgarisation scientifique, allez, pour changer d’air : pourquoi les avions s’obstinent-ils à mesurer leur vitesse avec des “sondes Pitot”, au lieu de se brancher tout bêtement sur un GPS, comme tout le monde ? hein ? après le vol AF447, on se le demande bien… moi je contrôle ma vitesse, au passage d’un radar, avec mon GPS… un oeil sur la route, un sur le GPS, un sur le radar.

?? eh bien, ils n’en ont rien à cirer, les avions, de leur vitesse par rapport à la terre… leur fluide porteur, c’est l’air – et là haut c’est souvent venté – et la seule vitesse qui leur importe, c’est celle qu’ils perçoivent par rapport à l’air autour d’eux ! donc, tubes Pitot, eh oui, rustiques, et défaillants, parfois, surtout quand ils se bouchent !

Yvette et son body

Friday, March 27th, 2009

Tiens, une expo ( pour les Parigots, forcément ! prenez le train, les autres, voir http://www.sncf.lunapark.con, le site feu d’artifice qui vous propose un week-end à Kuala-Lumpur en chambre double quand vous voulez acheter un billet aller-retour pour Chateaudun), qui vient de s’ouvrir : Our body. C’est une exposition en Rosbif, donc. C’est en Rosbif, parce que c’est beaucoup plus clair, “Our body”, que “Notre corps”  : aucun mystère dans “Notre corps”, tandis que “Our body”, ça le fait. Et puis c’est une expo de viande, donc Rosbif, évidemment ! De viande humaine, chinoise, plastifiée. Beurk. Des Chinois volontaires, je vous rassure, pour être plastifiés. Ah bon, ça me rassure. Donc, si malgré tout vous avez encore envie d’aller voir ça, bon courage et bon appétit !

Autre chose, pour se changer les idées : au lieu d’aller s’agglutiner à Calais, coin venteux et inhospitalier, dans le vain espoir de passer la Manche planqué sous une bâche quelconque – les Britanniques sont donc si peu accueillants ? si mauvais chrétiens ? ils n’ont pas la Cimade, là-bas ? Télérama ? ils ne peuvent donc pas se serrer un peu ? – il y en a un qui a eu la bonne idée d’aller poser son baluchon à Bures-sur-Yvette.  Et on l’y a accueilli à bras ouverts, car il était extrêmement calé en géométrie : le théorème de Pythagore, tout ça…

Donc, si vous êtes bons en maths, arrêtez-vous donc à Bures sur Yvette, c’est sur la route de Calais : Yvette vous recevra avec le sourire.  Elle pourra même vous faire naturaliser Français en deux coups de cuillère à pot.