Archive for the ‘Economie’ Category

Bruits de chiottes

Thursday, August 11th, 2011

C’est comme ça qu’on s’excuse, en  Rosbif, quand on a propagé des rumeurs pourries qui ont fait très mal : “we unreservedly apologise to Société Générale for any embarrassment caused” : “Nos excuses sans réserves à la SocGen pour tous les torts causés”. Le Daily Mail, ce torchon populiste et francophobe, ce qui est banal outre-Manche, ayant annoncé dans une dépêche que la SocGen – la Société Générale – était sub-claquante et moribonde, cette banque est descendue hier aux enfers boursiers, son titre a bu le bouillon. Mais non, c’était une blaaaague ! ah bon…  alors, c’était pour de rire, l’humour britannique, n’est-il pas, mais il aura fallu que le PDG se démène, qu’on démente, qu’on argumente, et puis le mal est fait. Comme dans l’affaire DSK, qui est peut-être innocent, mais que le monde entier aura vu sombre, pas rasé, menotté dans le dos, et encadré façon “tableau de chasse” par des flics goguenards.

Et ce qui est encore plus rigolo, si l’on peut dire, c’est que les spéculateurs, les investisseurs, ceux qui traquent le quart de poil de cul sur les variations des titres boursiers pour s’enrichir sans trop transpirer sur le dos de ceux qui produisent, bref tous les adeptes de savantes courbes de tendance et de graphiques abscons, s’engouffrent comme des gogos derrière les salades fumeuses de ce sous-canard, ne vérifient rien, et va-y petit, il y a du fric à se faire, le Daily Mail le dit.

Bon, espérons très fort – la SocGen n’est pas ma banque favorite, loin de là, et je n’y ai pas de placements – que tous ces cons boiront le bouillon dans cette manoeuvre sordide. Tiens, moi aussi je m’en vais vous propager une information façon rumeur que  je vous dis pas : le Daily Mail, c’est entièrement recyclable ! les pages, vous les découpez en carrés et vous les accrochez à un clou sur le mur des houatères.

Tibert

Andouillettes et dettes souveraines

Saturday, August 6th, 2011

J’apprends avec une infinie tristesse que l”agence de notation financière Standards & Poor, une des trois épées de Madame Hoclès brandies sur les têtes des entreprises et des états,  dégrade la note de la dette états-unienne à AA+… pleurs de monsieur Obama, c’est pas juste, sniff… , on n’a pas mérité ça, etc, rendez-nous notre AAA.

Voilà qui me met beaucoup de baume au coeur. Premio, parce que ces agences de notation ne sont que l’écho de la phalange la plus financiaro-financière des groupes financiers qui agissent sur le marché, et même les USA viennent à leur déplaire maintenant, c’est dire où nous en sommes ! les USA, pas vraiment de confiance, préférez Monaco et la Suisse ! c’est l’arroseur arrosé, le pays qui a inventé le financiarisme sauvage, qui héberge les agences de notation – les ingrates ! -  et les fonds de pensions, ce pays se prend une claque derrière les oreilles. C’est César découvrant Brutus armé d’un couteau, “toi aussi, mon fils ! ” et c”est bien fait, on ne va pas pleurer.

Deuxio, ça prouve si besoin était la révoltante absurdité du système financier actuel.  Quand on apprend que la société Apple, qui fabrique des téléphones blancs revêtus de peau de zébu, vaut plus de fric que les USA, on se dit que quelque part un paramètre n’a pas été pris correctement en compte. Il y a quelque chose qui cloche, là dedans, et vous pouvez fredonner la suite.

Troisio, il nous reste, à nous Gaulois, la glorieuse andouillette, la vraie, estampillée de l’Association Amicale des Amateurs de l’Authentique Andouillette : l’andouillette AAAAA, que Standards & Poor ne saurait dégrader à AAAA+, voire moins. Comme disait monsieur Herriot, la politique, c’est comme l’andouillette, ça doit sentir un peu la m…, à peine, mais bon. Tandis que la finance à base de requins-fonds de pensions, de hedge funds, de primes mirobolantes et indécentes, de transactions boursières à la micro-seconde par méga-ordinateurs, vous trouvez que ça sent la rose ?

Tibert

Logement, saison III – Rue de Rivoli (de service)

Saturday, July 23rd, 2011

Chers auditeurs, au cours de nos veillées à thème “urbanisme et galettes de blé noir”, nous avons papoté – moi surtout, vous je sais pas – sur les lamentations des Parigots, prisonniers d’un Haussmannisme figé et maintenant bloquant et mortifère (saison 1) ; constaté que le maillage du territoire est débile et indigne de gens supposés intelligents, coincé sur son schéma parigo-centriste coûteux, injuste, contre-productif (saison 2) ; voyons voir à pointer du doigt une autre ânerie bien de chez nous, le “paraître” au détriment du “vivre”.

J’étais hier à Paris, avenue Victoria juste sur le flanc Nord du théâtre du Châtelet, visitant un su-per-be immeuble Haussmann pur beurre, parquets-moulures-cheminées…parquets délabrés, et le reste à l’avenant. Une entreprise y réhabilite une “courette” : euphémisme pour un puits étriqué, noirâtre, nauséabond, en piteux état. En revanche, je me répète, la façade, alors là, ma-gni-fi-que ! l’ennui, c’est que les cuisines, les sanitaires, les couloirs… donnent sur la courette ! Evidemment, de l’extérieur, “ça en jette”, mais il faut y vivre, ma brave dame…

Je me suis par ailleurs baguenaudé à Montréal, non pas dans le Gers, mais au Québec : chaque avenue a son double “de service”. Ainsi l’artisan qui répare un chauffe-eau (mais à Paris les chauffe-eau ne sont jamais réparables, on les change d’office), le camion-poubelle, le livreur de chez YUPS… passent et garent là, laissant l’avenue libre pour y lécher les vitrines, magasiner, circuler, trottiner. C’est un schéma classique dans les pays neufs, et où il y a de la place. Mais à Paris, Lille, Lyon etc… le livreur “je travaille moi monsieur” met ses feux de détresse et plante son véhicule au milieu de la chaussée : quoi faire d’autre ? il n’a pas d’alternative.

La place ? il y en a. Quand les sièges sociaux des grosses boîtes se décideront – se résigneront, pour leurs dirigeants (*) – à s’installer là où l’on peut enfin fonctionner, vivre, circuler, respirer. Quand on admettra enfin les outils de télétravail comme des outils de travail.

Allez, du balai, Haussmann de façades et immeubles cacochymes ! de l’air, des voies de service pour le côté pratique, des immeubles de notre époque – avec des plafonds d’au moins 2,70 m – les sièges sociaux “au cul des usines”, et tout le monde vivra mieux.

Tibert

(*) Le Fouquet’s va leur manquer, c’est là le vrai problème ! essayez de priver les PDG ‘s et leurs z’épouses des vitrines de l’avenue Montaigne, des petits restos du XVème… trop dur !

Tibert

Bonne adresse, chaudement recommandable

Wednesday, July 20th, 2011

Aujourd’hui je me contenterai de faire la courte-échelle à un collègue. Pas le temps, pas envie de paraphraser, de réchauffer la sauce à ma façon : le blog dont je vous refile le lien ici vous le dira clairement et tout seul, comme  un grand.

De quoi s’agite-t-il ? il s’agit de ces guides touristiques “en ligne” que je consulte, tu consultes, nous consultons tous avec naïveté, prenant comme vérité du vécu les commentaires “sur le vif” qui accompagnent les listes d’hôtels, restos, bistrots, sites, etc. Moi-même, récemment, ai longuement cherché sur http://www.tripes-à-viseur LA bonne adresse à Bali, Nouméa, Biarritz… forcément, l’hôtel dont tous chantent les louanges, propre calme du cachet et pas cher avec ça, allons-y ma poule, je réserve tout de suite !

B-I-D-O-N !! que du bidon. Si ça se trouve les gars qui balancent leurs notations en rafales par paquets de 50 n’ont jamais tourné le coin de leur rue… et ils poussent le vice jusqu’à imiter les fautes de syntaxe et d’orthographe de vrais touristes ! comment démêler le vrai du faux ?

Tenez, c’est révoltant, il faut qu’on boycotte les sites du genre tripes-à-viseur. Téléphonez-moi, plutôt, je vous dirai où j’ai récemment fait une bonne petite bouffe, ou dormi au calme dans une auberge accueillante et pas ruineuse.  Et, tenez, pas con, si on créait un site internet pour partager nos bonnes adresses ?

Tibert

Aïe à 2 drimes, euh gaïne !

Friday, July 15th, 2011

Je lis ça, au petit matin de la gueule de bois d’après les flonflons de la Fête Nat’, et c’est beau : “J’ai rêvé que nous puissions remplacer ce défilé [militaire] par un défilé citoyen où nous verrions les enfants des écoles, où nous verrions les étudiants, où nous verrions aussi les seniors défiler dans le bonheur d’être ensemble, de fêter les valeurs qui nous réunissent”. C’est joli, non ? c’est du Joly, Eva pour ses groupies d’EELV, les écolos rangés derrière la bannière à lunettes rondes et fushia au bout du nez.

Je lis ça, et sur ce point au moins je suis complètement d’accord avec madame Eva, sauf que moi je n’en ai pas rêvé, pas eu besoin, du moins, de me prendre pour un avatar de Martin Luther King ; d’autre part, autre bémol, si “séniors” relève du vocabulaire latin, c’est en fait du Politiquement-Correct anglo-machin pur jus, pour ne pas dire “vieux”, l’épouvantable et repoussant “vieux”. Pourtant, “où nous verrions aussi les vieux défiler…“, ça le ferait tout aussi bien, non ? allez, édulcorons, “les anciens“, si vous y tenez.

Mais bon, oui, sur le fond,  on en a marre nous aussi, non-EELV, ou à peine, de voir les militaires confisquer la fête nationale, et marre itou d’entendre des paroles historiques, certes, mais horriblement datées et sanguinaires sur la musique de notre Marseillaise. Qu’un rouget de l’île moderne et inspiré nous abreuve de ses couplets apaisés, c’est tout ce que je nous souhaite.

Ah oui, tiens, autre chose : on a amplement pris connaissance,  à la télé, ces derniers jours, des désordres occasionnés dans les aéroports parisiens et marseillais par un “arrêt de travail d’une certaine catégorie de personnels” d’Air Algérie. En d’autres termes, c’était la merde ! eh bien, je suis allé voir, une fois, sur les sites du genre Le BilletLeMoinsCher.com, ou VoyagezPasCon.fr, les vols Paris-Alger, par exemple, au hasard… vous me croirez si vous voulez, mais il y a 9 compagnies qui assurent des vols Paris-Alger ; pas qu’Air Algérie ! Iberia, Lufthansa, Air France (Alitalia, c’est pareil), Aigle Azur, tout ça. Alors, les gars, un conseil : un clic du mulot sur VoyagezMoinsCons.org, et faites jouer la concurrence.

Tibert

L’argent des Auvergnats (bis)

Sunday, July 10th, 2011

Monsieur Delanoé -  pas le parolier de Gilbert Bécaud, non ; le maire actuel de Paris – a lui aussi, y a pas de raison, des idées en matière d’économie. Des idées originales ? s’agissant de soutirer encore un peu plus d’argent des poches des Françaises-et-des-Français,  la classe politique a toujours plein d’idées, mais qui se ramènent, grosso modo, à deux variantes : augmenter les impôts actuels, ou en créer de nouveaux. Là où la créativité se débride, c’est sur la dénomination : et que je te sors de la CSG déductible et non-déductible (celle où l’on est taxé sur l’impôt qu’on a versé, eh oui, ils connaissent la récursivité, au Ministère des Impôts – le RDS, l’ISF, l’IRPP, le… bref, des sigles qui sonnent bien, inventifs, beaux.

Et comme monsieur Delanoé est de gauche, il propose un impôt sur les hauts revenus (question de bon sens : les pauvres, il n’y a guère de jus à tirer) “exceptionnel et limité dans le temps” (tu parles, Charles ! ). Notez bien que “haut revenu” c’est extrêmement vague : selon que vous êtes juché sur un tabouret, un escabeau, ou les pieds dans un trou, la perspective n’est pas la même. Mais enfin, il s’agit, on l’aura deviné ou lu dans le lien internet que je vous ai obligeamment fourni, de désendetter le pays grâce à cette ponction “exceptionnelle et limitée dans le temps“.

J’ai, moi, une autre suggestion : si, au lieu de crêcher à l’Hôtel de Ville de Paris, énorme tarte à la crème dont l’entretien est fort dispendieux, le maire de la ville logeait dans un des innombrables HLM haut-de-gamme que Paris possède et gère (*) ; si, au lieu d’occuper des monuments historiques, nos ministres allaient bosser, comme tout gratte-papier normal, dans des bureaux normaux ; si, au lieu de  “jets” privés, ils prenaient le train ; s’ils mettaient la pédale douce sur les réceptions à 2-300  euros par tête de pipe, les douches du Grand Palais au prix de deux Ferrari, les locations de cendriers à 50 euros le cendrier pour la journée (*), bref s’ils montraient l’exemple en matière de maîtrise des dépenses et de gestion responsable de nos impôts, on pourrait commencer à les prendre au sérieux. Politiciennes, politiciens, ministres, ministres, sénatrices, sénateurs, c’est à vous !

Tibert

(*) Place de Catalogne, ou Place de Séoul (Paris 14ème), tiens, les immeubles-miroirs de Ricardo Bofill : ce sont des HLM tout à fait corrects, pas trop bas de gamme.

(**) authentique !

L’argent des Auvergnats

Friday, July 8th, 2011

Les Auvergnats (les vrais, pas ceux de monsieur Hortefeux, mais ceux des Combrailles, du Lioran, de la Limagne, etc…) sont décidément des méfiants et des cabochards. Ils ne veulent absolument pas que la RATP, cette superbe entreprise mondialement connue, bien que parisienne, et que le monde entier nous envie, entre au capital de la SEM (société d’économie mixte) qui jusqu’ici gère et fait rouler les bus et tramways de Clermont-Ferrand, j’ai nommé la T2C, les Transports en Commun de Clermont (… -Ferrand, what else ? ).

Et que viendrait foutre la RATP à Clermont ? heu… son expertise, son ingénierie des réseaux, son expérience, sa… ?? rien d’utile, des tas de villes se passent superbement bien des lumières de la RATP, et les salariés de la T2C l’ont bien perçu. En revanche, comme ils le proclament, ces salariés, de nouveau en grève ces jours-ci, “L’argent public local investi dans la T2C va sortir de l’agglomération pour permettre à la RATP de se développer, c’est ce qui s’est passé dans d’autres villes avec l’arrivée d’opérateurs extérieurs“.

En gros : le fric que les Clermontois dépensent pour leurs transports en commun, ce n’est pas pour financer je ne sais quels machins à Paris.

Pas partageux, les Auvergnats, hein ? remarquez, on les comprend.

Tibert

Les cousses de l’amour

Monday, June 27th, 2011

Mais non, voyons, c’est un contrepet idiot : il s’agit des cours de la mousse ! la mousse, le demi de bière est annoncé à la hausse, le saviez-vous ? non ? eh bien vous le savez désormais, et je vous encourage vivement à foncer vite fait au plus proche magasin SuperMegaFantasticDiscount pour y emplir un ou deux caddies de packs de bière, et à en stocker dans votre baignoire. Vous avez sûrement, dans votre sagesse, empilé 500 paquets de café sous votre escalier – le café flambe, ça va être hors de prix le petit noir – mais vous trouverez bien une petite place, je vous fais confiance.

Au passage, remarquons que le “demi” n’est qu’un quart, car les limonadiers s’y entendent à nous faire prendre des dés à coudre pour des barriques, et encore faut-il vérifier que le liquide servi atteint le trait fatidique des 25 cl sur la paroi du verre : avec combien de bistrotiers me suis-je fâché pour cause de niveau trop bas ! Il est pourtant de notoriété publique que 25 cl c’est vraiment le minimum vital pour s’humecter le gosier, et nos voisins du Nord de l’Europe,  où pourtant il fait moins chaud, y vont, eux, de 33, 40, voire 50 cl, ce qui commence à être correct, décent, bref de taille humaine.

Il fut un temps – vers l’an 2.000 – où la mousse au comptoir atteignait ses 11-12 francs. En salle, ou en terrasse, alors là c’était hors de prix, vous pensez bien que le serveur avait à vous facturer l’usure de ses semelles, car vous n’êtes même pas cap’ de prendre vous même le verre sur le zinc pour aller vous installer à un guéridon – chez les Rosbifs ça se fait, ils ne sont pas si feignasses, mais ici en France, le consommateur est très très statique : soit il se pose au comptoir, soit il s’installe en salle, mais  jamais il ne passera de l’un à l’autre, il se ferait gronder très sévèrement.

Désormais ça tourne entre 2,50 – 3 euros le demi au comptoir, ce qui nous aurait fait 16 à 20 balles au temps du franc, eh oui. Attendez-vous donc à y aller de vos 3 euros minimum, et bien plus si affinités.

C’est la faute à la sécheresse, bien évidemment, et si on n’avait pas eu la sécheresse on aurait eu les sauterelles, ou la tempête, ou la guerre en Lybie, ou le tsunami au Japon, ou la faible pollinisation des haricots, mais de toutes façons il y a une excellente raison pour que les cours montent. Et pour qu’ils baissent ? il n’existe pas d’excellente raison.

Enfin, ajoutons-y le fait que les Français ont oublié que l’Euro est divisé en dixièmes d’euro, voire, le croiriez-vous, en centièmes d’euro ! Donc on compte chez nous comme ça : 1 euro, 2 euros, 3 euros… jamais 1,25 ou 3,40 ou 2,70. Evidemment ça manque de nuance, vous admettrez.

Bon, en conclusion, je m’en vais paraphraser  la célèbre répartie du regretté Philippe Noiret, Ripou de cinéma, au bougnat qui lui proposait un cigare… “Vous prendrez bien une petite mousse ? – pourquoi, petite ? ”

Tibert

Encore un Co

Thursday, June 23rd, 2011

Tiens, on s’indigne, on se fout en rogne, on en reste révoltés, de tous ces voyages ministériels en “jet” privé, en “jet”-taxi, et surtout pas en “jet” de ligne : ça NOUS coûte les yeux de la tête, c’est une ruine pour la république et un bras d’honneur aux principes démocratiques. Bon, on en a causé abondamment, vous êtes bien d’accord avec moi, n’est-ce-pas ?

Eh bien, après le co-voiturage, le co-lunching, le co-piloting, le co-cooning, le co-ce que vous voudrez-ing, j’ai le plaisir de vous annoncer le coJetage ! Le quoi ? ben quoi, cliquez sur le mulot le lien là à gauche, ah je vous jure ! le gras en rouge là… ma parole, à quoi ça sert que je me décarcasse ? Bon, ça y est ? le coJetage !! c’est pas pour vous, c’est encore un peu cher ; c’est pour que vous le répétiez à la concierge du sous-secrétaire du ministre, qui le répètera etc, etc, et finalement les ministres vont savoir que ça existe, le coJetage. L’efficacité, le luxe et le non-promiscuitieux du jet privé, sans les révélations du Canard enchaîné ! le top, quoi.

Tenez, y a un coJetage vers Figari : alors, les ministres, inscrivez-vous, y a encore de la place. Pour quoi y foutre, à Figari ? je sais pas, moi, inaugurez un truc culturel, posez la première pierre d’une gendarmerie pas encore plastiquée, visitez une classe maternelle, ce sera toujours moins cher que la défense de la grande barrière de corail aux Seychelles.

Tibert

Mon Dieu que c’est confus !

Saturday, June 18th, 2011

Mes professeurs successifs, tant de lettres que de maths ou de philo, insistaient à juste titre sur la nécessite de clarté dans le propos, dans la démarche intellectuelle. Certains y ajoutaient l’exigence de légèreté, d’élégance. Mais bon, l’élégance, ça vient loin derrière les qualités premières : clarté, lisibilité, cohérence. L’élégance, c’est la cerise sur le propos.

Ils avaient bien raison, et je vais donc essayer d’être clair – clair sur le thème que voici, thème lancinant tant il est rebattu, et tiens, encore hier soir, dans le Monde : “Plus de 30.000 fonctionnaires non remplacés l’année prochaine“. Certains lecteurs y vont bien sûr de leurs anathèmes ou de leurs lamentations : “…ils accélèrent l’équarrissage de la fonction publique pour en privatiser des pans entiers“. La fin des haricots, la détresse, quoi… l’équarissage, vous voyez.

Ces protestations relèvent de la croyance dur comme fer dans l’absolu parallélisme entre Service Public et Fonction Publique. Eh non, ces deux concepts ne sont pas liés rigidement ! la Fonction Publique est au service du public : oui, je veux, et je paye pour ça, et vous aussi. Mais un Service Public n’est pas nécessairement assuré par un salarié de l’état, non. Pourquoi faudrait-il que la piqoûse intraveineuse sur le patient Paul Dutibiah à l’hôpital Dupuytren de Mézidon-sur-Bièvre soit assurée par un agent de l’Etat ? C’est une fonction d’Etat, infirmière ? alors que foutent-elles / ils, toutes celles-z’et-ceux qui bossent dans les cliniques privées ? ils se sont trompés de porte ?

Il est parfaitement possible de réduire le nombre de fonctionnaires tout en maintenant un service public de qualité : en passant des contrats avec des entreprises privées, qui feront le boulot aussi bien – dans la mesure, évidemment, où elles seront contrôlées, évaluées, récompensées, sanctionnées, mises en concurrence.

J’en profite ici – permettez moi de donner mon sentiment tout personnel – pour insister sur le maintien de services publics de qualité dans ce pays. Si si, j’y suis sincèrement attaché,  même si ça coûte. Mais pas forcément assurés par des agents de l’Etat, vous voyez ? la mise en concurrence, ça a du bon. L’émulation, tout ça…

A contrario, un exemple des chouettes résultats de la logique tout-étatique : du temps de feue la RDA, même les types qui concevaient les bagnoles socialistes, et ceux qui les construisaient, étaient fonctionnaires – d’ailleurs tout le monde bossait, ou ne foutait rien, c’est selon, pour l’Etat : ça a donné la superbe, l’inoubliable Trabant, 3 ans de file d’attente pour en avoir une, et en plus elle fumait bleu. Et ça a donné aussi la Stasi, pour empêcher de nuire ceux qui doutaient de l’excellence de la Trabant.

Allez, c’est tout pour aujourd’hui.

Tibert