Archive for the ‘Economie’ Category

Le chat de la voisine, pom pom pom

Tuesday, October 27th, 2009

Vous connaissez la chanson de (de ? ) Montand, Yves : “le chat de la voisine, qui mange de la bonne cuisine, etc…”

Tenez, dans le droit fil de cette chanson : le Monde nous informe qu’Amnesty International nous informe qu’ “Israël prive les Palestiniens d’eau“. Vous lirez l’article si vous voulez, mais les chiffres – 20 litres par Palestinien et par jour, 80 par Israélien – sont éloquents.

Mais tout ça n’est que futile péripétie, légère ombre au tableau, car une étude très sérieuse nous annonce que les chiens – et les matous, les hamsters, etc… -  ont une empreinte environnementale non négligeable, voire insupportable : votre épagneul, madame, monsieur, “consomme” autant qu’un gros 4 x 4.

Et à mon avis, ça a été édulcoré, on lui a raboté les angles, à cette étude ! Songez aux cro-crottes qu’il faut nettoyer sur les tro-trottoirs, à l’aide de coûteuses motos spécialement munies d’aspirateurs à merde… songez aussi, car on l’oublie, que les chiens, eux aussi, pètent ! pas dans l’ordre de volume des ruminants, certes, mais certainement de manière non négligeable. Et surtout s’ils ont bouffé des légumineuses. D’ailleurs, dans les dîners en ville, quand un nuage nauséabond passe, on se regarde en chiens de faïence, on se soupçonne silencieusement : c’est sûrement lui, il regarde le plafond… ma parole,  ma voisine vient de lâcher un pet ! Mais personne ne se tourne vers le clébard, peinard, roulé en boule, et qui regarde, lui aussi, le plafond.

Tibert

Guignolades

Saturday, October 24th, 2009

Une surtaxe de 10 % sur les profits des banques a été votée hier par les députés. La ministresse des Finances leur avait auparavant  fait la leçon, déconseillant cette mesure démagogique – je traduis sa pensée, pas la mienne.

Ils étaient 84 à voter, tout ça !  sur environ 500, les autres étaient à la pêche. Quarante-quatre pour, quarante contre. Quatre députés UMP se seraient abstenus, et deux UMP auraient voté “pour” alors qu’ils étaient “contre”.

Vous comprenez, c’est extrêmement complexe, 2 boutons, une distraction, paf, sur le mauvais bouton, ah zut,  j’ai loupé. C’est dur, aussi ! on nous laisse pas le temps de viser.

Le gouvernement, pas content, veut qu’on revote : mais non, mon petit Marcel, t’as appuyé sur le vert, fallait appuyer sur le rouge. Y a eu manifestement des erreurs, faut me refaire ça.

Pas très sérieux, tout ça, mesdames-messieurs ; pas très “pro”. On se demande bien pourquoi on vous paye, pourquoi on se saigne aux quatre veines pour vous envoyer à la ville. Nous, les gogos.

Tibert

Un peu de vieillisme, une fois

Saturday, October 17th, 2009

D’aucuns veulent mettre un gamin de 23 balais aux manettes d’un énorme machin au budget mammouthesque. D’aucuns : le conseil d’administration de l’EPAD, les tours de la Défense, cette connerie monumentale – c’est le mot qui convient – inhumaine, froide, inhabitable, et qui s’adosse d’ailleurs, on ne le sait pas assez, au “nouveau cimetière” de Neuilly, où pas mal d’huiles de l’EPAD pourront vivre plus tard leur éternité sous terre, la tête tournée vers la Grande Arche ou la Très Très Grande Tour Macheprot.

La Défense : s’y illustrèrent des familles illustres, des Pasqua, des Balkany, des Ceccaldi-Reynaud. Ca donne de l’appétit, la Défense. Riche concept… quartier d’affaires, d’affaires à faire.

Bon, on va pas gloser 107 ans pour dire un truc très simple : c’est rarement à 23 ans qu’on est coopté  (qu’on est élu, en termes précis) président d’une grosse structure comme ça. Certes , le fils Sarkozy est pétri de talent, il est disert, avenant, fils de son père, sait se tenir, a un beau costume, poursuit des études certainement solides et intéressantes… certes. Mais… mais ne nous prenez pas pour des gogols et des neuneus, mesdames-messieurs de l’EPAD. Si Jean Sarkozy s’appellait Jean Sérien, Jean Santerre, Jean Doutefort… tout brillant qu’il soit, on lui aurait conseillé gentiment mais fermement de faire ses classes, de bourlinguer un peu, de rouler sa bosse, bref de faire ses preuves et de prendre de la bouteille et de l’épaisseur avant de prétendre à des responsabilités de gros calibre.

Le reste, c’est des ronds dans l’eau.

Tibert

Ah, chiche !

Saturday, October 10th, 2009

Le PS, gravement, se demande si monsieur Mitterand, Frédéric, mérite bien de porter le nom de son oncle… comment peut-on être parent d’un éminent socialiste et ministre d’un gouvernement UMP ? il est pas normal, ce mec… il doit bien avoir des cases qui lui manquent… d’ailleurs, si le FN le dit, c’est que ça doit être vrai.

Bon, c’est pas tout ça, mais certains, au PS, continuent de penser par eux-mêmes. Et ça produit des trucs pas débiles. Pour une fois, il ne s’agit pas de charger “les riches” de toutes les tares (vous avez remarqué ? c’est toujours la faute aux riches ; je n’aime pas les riches”, disait monsieur Hollande), mais de prendre une mesure de simple bon sens.  Tenez : “Le PS relance le débat sur la légalisation du cannabis en France“. En voilà une idée qu’elle est bonne !

On suit une logique particulière, en France  :  le ballon de rouge est moins cher au bistrot du coin que le Vittel-fraise. On nous invite simplement à  “consommer avec modération“. Idem, les cigarettes, le tabac : je peux librement griller 20 paquets de clopes par jour si je veux ; c’est juste une question de budget. On m’informe toutefois gentiment que “Fumer tue”. Certes. Vivre tue, d’ailleurs. En revanche, une fumette entre amis, le soir à la veillée, c’est très grave !  c’est très dangereux ! “pour votre sécurité…”, attention ! vous êtes foutu, vous allez bien évidemment de passer aux drogues dures en moins de deux !

Question 1 : buvant 2 verres de vin par jour (c’est juste un exemple), suis-je obligatoirement sur la pente savonneuse du pochetron à 3 bouteilles par jour ? non ? pas obligatoirement ?  donc, si je me fais un petit joint deux fois par semaine, serai-je obligatoirement amené à très court terme à me shooter à l’héroïne 3 fois par jour ?

Question 2 : combien parmi vous avez fumé des joints ? plein de bras se lèvent… combien sont passés aux drogues dures ? pas grand monde… alors ? ce passage soi-disant obligé aux drogues dures : raisonnement fumeux, frileux, abstrait, préjugé ridicule qui nous coûte cher.

Bien évidemment qu’il faut le libéraliser, le cannabis ! on ne sera pas les premiers à le faire. Et imprimer sur les paquets “Fumer tue, donc bien évidemment fumer du cannabis tue”. Et le déconseiller aux femmes enceintes, et réprimer l’ivresse au volant, que ce soit au pinard ou au cannabis. ” Un joint ça va…, etc etc”. Deux avantages immédiats à cette mesure de bon sens :

- le fric : l’Etat va se remplumer (les buralistes aussi) ; voilà une nouvelle taxe toute trouvée ! et même pas besoin d’invoquer le réchauffement climatique. Et les caïds des cités du 9-3 ou d’ailleurs vont devoir trouver autre chose. Bosser ? va savoir… rien n’est impossible… quoique…

- la santé publique : quoi de plus sale, de plus microbogène, que de faire circuler le joint, le chilum ? c’est festif, certes, mais parce que c’est interdit. Autorisé, le joint n’a plus aucune raison de circuler de bouche à bouche dans la complicité, dans le mélange des cultures microbiennes. Ce sera bien plus propre.

Tibert

Mauvaise foi, ânerie, ou les deux

Monday, October 5th, 2009

Titre de L’Hibernation ce mâtin matin : “Service public ou société anonyme” (article commis par une Catherine Maussion). Il s’agit de la Poste, on l’aura compris.

Et ça se trouve dans la rubrique “Economie” ! zéro pointé en économie. Ou bien elle croit nous faire avaler ce sophisme à deux balles ?

Un service public, c’est une entreprise dont le domaine d’activité est au service du public (pas une entreprise au service de ses salariés, nuance !), quel que soit son statut juridique.

Une Société Anonyme, c’est une entreprise régie par un statut juridique précis, quel que soit son domaine d’activité, fabriquer des roudoudous, laver des carrosseries, élaborer des scénarios de cinéma, distribuer du courrier…

Moralité : il est farpaitement possible de trouver une Société Anonyme faisant du Service Public, avec toutes les majuscules qui vont bien : il suffit que la puissance publique lui confie ce travail, moyennant un cahier des charges, un coût défini, bref quelques modalités et détails d’encadrement. Ca s’appelle un “contrat”. Ah bon ?

Et donc, pourquoi notre bon gouvernement ne pourrait-il pas, comme des milliers d’entreprises, SOUS-TRAITER, confier une de ses tâches – un service public, par exemple – à une société anonyme ? exemple, pourquoi faut-il des ouvriers d’Etat, des fonctionnaires (*), pour tailler les massifs de rosiers du Sénat ? si l’on suit cette logique, il faudrait aussi des fonctionnaires au Sénat pour tailler euh… voyons voir…

Bref, je vous l’assure, on peut trier du courrier et le distribuer sans avoir l’Etat pour patron. Et, au vu des performances actuelles de la Poste, des colis qui se perdent (pas pour tout le monde), des lettres qui mettent 6 jours à faire 150 km, on pourrait peut-être même échapper à la tant redoutée dégradation de la qualité du service.

Tibert

(*) tenez, je vous raconte pas des salades : extrait des concours de la fonction publique…

Mécanicien de l’atelier des jardins du Sénat
+ de détails

Fonctions: A en charge le parc de machines et de matériel des jardins et des serres du Sénat.
Type de concours: ouvert à tous (fonctionnaires ou non) Plus d'infos ?
Niveau d’étude: categorie B Plus d'infos ?
Filière: Espaces verts – environnement
Date limite de retrait des dossiers: 05/11/2009

Arithmétique du suicide

Tuesday, September 29th, 2009

En dix-huit mois, vingt-quatre suicides de salariés chez France Télécom, “FT”, la vieille boîte, les deux “TT” des PTT, l’ “opérateur historique” – et abusif – qui s’est longtemps vécu incontournable, et se retrouve en proie à la vie normale d’une entreprise normale : n’existant plus de par une volonté supérieure, étatique, il ne lui est plus possible d’invoquer un monopole disparu ; il lui faut survivre, se mesurer à la concurrence… bref : bosser.

Référons nous aux statistiques des suicides en France : pour 100.000 salariés, FT a donc eu droit, si l’on peut dire, à 16 suicides par an, soit 16 pour 100.000. Comparant ce taux aux statistiques nationales, soit 16,2 pour 100.000 habitants, on devra constater que – macabre décimale – si l’on néglige le 0,2 suicidé de moins, le taux de suicides chez FT reflète fidèlement celui de notre beau pays, toutes populations confondues.

Bien évidemment, ce qui fait ici problème, ce sont les motifs, pas les chiffres. Les 16 suicides annuels et globaux de nos concitoyens se réclament de mille et une bonnes raisons, les maux d’amour, le fric, le fisc, la maladie, l’ennui, l’alcool, les phases de la lune, et n’oublions pas les suicides avec deux balles dans la nuque… tandis que chez FT, c’est le boulot, le boulot, le boulot.

Qu’a-t-il donc de si délétère, ce boulot ? on accuse la règle de mobilité de trois ans. Vous bossez trois ans à un  poste, et hop, virez, trouvez autre chose ! trois ans vous vous encroûtez, trois ans on tourne en rond, allez allez du balai, de l’air, changez. Les militaires connaissent bien, et pratiquent depuis jolie lurette cette hygiène du “trois ans” : se suicident-ils plus qu’ailleurs ? J’ai pu moi-même constater que l’immobilité à un poste est démotivante, pénible, source de sclérose. Oui, il faut bouger dans sa carrière, c’est sain, tonique et enrichissant. Tous les trois ans ? pas forcément… mais il faut penser à bouger, et le faire.

On devra cependant constater qu’ici le jeu est biaisé, les dés pipés. Chez FT, on a du mal, on a de vieilles habitudes : pas bouger, surtout pas bouger. La contrainte jusqu’à présent imposée de changer régulièrement de postes, à effectifs constants, n’entraînerait en principe qu’un simple exercice de permutations…  le hic, c’est qu’on supprime des postes ! et là, ça ressemble furieusement au jeu des chaises musicales. Personne, évidemment, n’a envie de se retrouver comme un gland, debout, inutile, de trop, sans chaise – et sans  bureau – quand la zizique s’arrête.

Tibert

Tous coupables

Saturday, September 26th, 2009

Le terme est à la mode ces jours-ci : “coupables”, vous dis-je. Mais non, je ne vais pas me lancer dans une glose Sarkosyo-Clearstreamo-Villepiniste – je suis ça de près mais je me tais. Non, je veux poser ici quelques aphorismes plus généraux, plus universels, en quelque sorte non circonstantiels.

Lisant un article de fond de Libé, “Notre modèle de consommation…”, je trouve très culpabilisant le discours des économistes verdâtres, un peu verts ou carrément verts. Discours qui suscite des réactions de culpabilité – ce qui est le but de la manoeuvre – mais aussi des réactions de rejet violent.

Exemple 1 du courrier des lecteurs : “C’est certain, nous mangeons trop de protéine animale. On peut tous réduire ce type d’alimentation sans conséquence sur notre santé, au contraire (*). Essayons !”

Autre exemple, le numéro 2 : “Vous nous faites chier avec vos conneries écolos. Je continuerais (sic) à manger de la viande, comme j’en ai l’habitude.

Pas mal, hein ? tout ça pour étayer et illustrer la pensée du jour : “Dieu est mort (**), les religions, toutes plus ineptes les unes que les autres, ne mobilisent plus grand monde – sauf l’Islam, évidemment – et le nouveau dogme culpabilisant, le Dieu païen qui fait les gros yeux et gronde les vilains consommateurs et citoyens pas raisonnables, c’est La Grande Cause De La Verdure, la Planète Qui Souffre, le Réchauffement Climatique Qui Vient.”

Tout ça parce que le mental occidental a besoin de culpabilité pour fonctionner. Il carbure à la culpabilité, le gars de l’hémisphère Nord. C’est d’ailleurs ça qui risque de le perdre. Tenez, pour illustrer ce propos, l’exemple 3 du courrier des lecteurs, sur le même article (j’ai rectifié la syntaxe, faut pas pousser tout de même !) : “La bêtise de l’occident a été l’émancipation de la femme. En 2050 un pays comme la France sera peuplé par 40% d’habitants originaires du Maghreb, car la femme occidentale ne fait plus d’enfant et même celles qui les font les font avec les étrangers. La fin de l’Europe est proche tenons bon“.

Ca laisse à penser.

Tibert

(*) Curieuse phrase. Si je reformule : réduire notre consommation de viande n’aura aucune conséquence sur notre santé, bien au contraire ! ah bon.

Notez aussi le “c’est certain, nous mangeons trop de…” : et vas-y que je te culpabilise. Le soir, moi, je mange des pâtes.

(**) Dieu est mort, Marx est mort… moi-même, je ne me sens pas très bien.

Le continent des non-bidets

Friday, September 18th, 2009

Voilà, débrouillez vous avec çaAmies lectrices, amis lecteurs, butineuses et butineurs (*) de ce blog, le blogueur fou est de retour, revenu d’une plongée dans les eaux fraîches de la côte Est du Canada. Pas Dry du tout, le Canada, d’ailleurs. Humide.

Que dire ? on en dira peu cette fois-ci, pour en garder sous le coude. Entre autres, les bières servies trop froides. Mais plus tard !

Certes, Tatamagouche et Pictou valent une citattion dans un billet. Ce ne sont pas des chiens, ce sont des villes. De Nouvelle-Ecosse. De jolis noms pour des villes qui ne sont pas comme des villes, mais des rubans de maisons dispersées aux quatre coins du paysage. Ah, Tatamagouche sous le frais soleil de Nouvelle-Ecosse…

Mais focalisons-nous sur le sujet du jour : histoire de douches et de robinets. J’ai pu expérimenter : je ne comprends pas les Nord-Américains (pour les Mexicains, j’ignore ce qu’il en est) quant à leur goût pour des salles de bains uniformément mal foutues. Figurez-vous que le trône de faïence y trône généralement. Pas de “petit coin” isolé. Bon, pourquoi pas ? ça se fait chez nous aussi. Mais la douche… la pomme de la douche est perchée, fixe, à 2 mètres de hauteur. Jamais le moindre flexible, la moindre douchette mobile. Et le robinet associé ne comporte pas de réglage de pression d’eau : juste fermé / ouvert, plus ou moins chaud en tournant la manette. Imaginez donc vouloir vous laver les pieds, les fesses, que sais-je ? vous vous mettez à poil, vous montez dans la douche, et, habilement, vous ouvrez le robinet en vous tassant sur le côté de la cabine, car cette putain de pomme de douche commence à couler froid, évidemment, et arrose partout, plein pot. Pratique, hein ?

Et question gaspillage de l’eau chaude, difficile de faire mieux : pas de réglage de débit, vous ai-je dit. En fait, si, certains mitigeurs en comportent, mais rares, rares… donc, douche à pression nominale, plein pot du début à la fin. Et, cerise sur le gâteau, pour fermer le robinet, on passe par l’eau froide !! on a intérêt à faire fissa.

Et le bidet ? c’est simple, jamais de bidet. Objet inconnu, exotique ; non-objet. Pour les Latins, le bidet ! Les Anglo-Saxons n’ont pas de fesses, semble-t-il. Ou ils lavent systématiquement tout ensemble. Ou ils s’assoient sur le lavabo ? la question reste pendante.

(*) ça fait politicien, ça, c’est ”pro”, non ?  “chères lectrices, chers lecteurs…”  

Tibert

Propre en ordre

Friday, August 28th, 2009

… locution bien helvétique-romande, disant tout le bonheur des citoyens de cette île en Europe, la Suisse, lorsque c’est rangé et sans poussière. Locution qui a du plomb dans l’aile, si l’on en croit un très circonstancié article du Monde d’hier soir : “Le gang des banquiers d’UBS“. Pas très propre, la grosse banque suisse, pas très chrétiens, ses procédés pour attirer les gros sous chez elle. Vingt milliards de dollars planqués entre les meules de gruyère, rien que ça, et en violation d’accords passés avec les Etats-Unis en 2001. Le poteau rose a été découvert grâce à un “repenti”, ancien démarcheur d’UBS pour le gibier Etats-unien.

On y découvre, en page 2 de l’article – un article de 2 pages dans un journal, c’est quasiment Autant en emporte le vent – que, je cite, “Le 19 août, après la signature d’un accord extrajudiciaire entre Washington et Berne, la banque a échappé de justesse à un retentissant procès, le grand déballage public a donc été évité.” Ainsi, la banque suisse se sort en apparence bien blanche d’une affaire assez nauséabonde, ni propre ni en ordre… mais bien évidemment ce ne sera pas sans contrepartie, on peut s’en douter.

Juste une question : bon, d’accord, la France ne compte pas le même nombre de grosses fortunes que les USA, notre marché du fric off-shore est moins juteux, certes, mais en frais de démarchage, Paris est bien plus près de Genève ou Bâle que New-York ou Chicago, non ? pourquoi UBS se serait-il privée d’aller faire du pied à nos riches à nous, hein ? je vous le demande. Reste juste à trouver le bavard repenti. A moins qu’il ait déjà été trouvé, qu’il se soit mis à table, que l’affaire soit ficelée, pliée, et qu’on n’y ait vu que du feu ? c’est bien possible.

Tibert

La bonne bouffe

Wednesday, August 26th, 2009

Un article sur les emmerdes de l’aquaculture du saumon au Chili… lisez ça si vous voulez, c’est assez édifiant, on y apprend que le Chili – son pinard, son Pinochet, son cuivre, son saumon d’élevage – a produit jusqu’à 650.000 tonnes / an de saumon, et… utilisé 350 tonnes d’antibiotiques pour ce faire, soit 600 fois plus que les Norvégiens, pour produire grosso-modo le même tonnage. Mais le saumon, c’est fragile, et, virus létal aidant, les 550 fermes aquacoles de ce beau pays – qu’on traverse du Nord au Sud en 3 jours, et d’Est en Ouest en 2 minutes – sont en berne, la production s’effondre, les ventes itou.

Il y a donc une justice, semble-t-il : saumon bourré de médocs, saumon en toc, saumon foutu ! et merci à dame Nature de mettre le hola à la cochonnerie, à la cupidité et au cynisme. A nous faire bouffer de la m…, on ne gagne pas toujours.

Délices de la production intensive, l’article que je vous cite parle également des chouettes conditions de travail des Chiliennes – à 80 %, les travailleurs des fermes aquacoles sont des travailleuses – , humidité, froid, 10 à 12 heures par jour… il me souvient, à ce propos, avoir visité un abattoir de canards dans le Morbihan : “Vous qui entrez ici, abandonnez tout espoir”, aurait-on pu écrire en guise de bienvenue au dessus du portail de l’usine. Pas de fenêtre, du néon blafard partout, + 3 ° Celsius, humidité omniprésente, tapis de travail à la chaîne… chaîne sur laquelle circulaient des cadavres de canards, inlassablement. J’ai vu une pauvre femme – chaudement vêtue, heureusement – empaler ces malheureuses bêtes, tchac ! d’un geste, le croupion planté sur un plot en plastique vertical… un toutes les 5 à 6 secondes environ.  A raison de 7 heures d’empalements par jour, si l’on compte les pauses réglementaires, quel bel avenir professionnel ! Je suis ressorti ébranlé.

Chouette boulot ! chouette visite ! de quoi susciter des vocations dans l’agro-alimentaire. Et ça met en appétit : pourquoi pas une petite fricassée de canard ? un saumon chilien poché à l’oseille ?

Tibert