Archive for the ‘Economie’ Category

Info ? un faux !

Wednesday, March 10th, 2010

Hier soir je lisais mes canards à la lueur de mon écran TFT 1280 x 1024, et notamment cet article alarmant du Monde-on-the-Toile : “L’agence Fitch met en garde le Royaume-Uni, la France et l’Espagne“. Il s’agit des déficits publics de ces pays… vous connaissez le topo : les agences de notation, Fitch, Moody’s, Standard & Poors et quelques autres, tous grands gourous décrypteurs des arcanes économiques, à la myopie – ou la complaisance – légendaire. Ceux qui attribuaient des notes “AAA +++”  (un peu moins bon, donc, que nos andouillettes “AAAAA”, mais excellent quand même) aux emprunts immobiliers “subprimes” états-uniens pourris, juste  avant que ça pète.

Bref, nous dit Le Monde, aïe aïe aïe, notre cher Euro est très très menacé – ça fait des jours qu’ils nous jouent cette antienne – et tiens, la Livre Sterling aussi, la v’la qui baisse, voyez comme nous sommes vulnérables, mal barrés. Alarmiste, Le Monde !

Moi, hein, je me dis, bon, mais les USA aussi, nom d’un petit bonhomme, les USA aussi ont un déficit que je vous dis pas… et l’agence Fitch, qui nous remonte les bretelles, à nous autres, européens, qu’est-ce qu’elle en dit, hein, des USA ? hein ? bon… voyons voir, voyons voir… un coup de moteur de recherche, broum broum, mouline mouline…

Et je tombe là dessus, tout frais du jour, daté d’aujourd’hui – excusez, c’est en Rosbif, le canard “The Telegraph” ; je vous traduis après. “Fitch Ratings has issued the starkest warning to date that the US will lose its AAA credit rating unless acts to bring the budget deficit under control, citing a spiral in debt service cost and dependence on foreign lenders.”

Voilà, ça vient, ça vient : Fitch vient de sortir un avertissement très fort, pointant le fait que les USA perdront leur notation AAA s’ils n’agissent pas pour garder sous contrôle leur déficit budgétaire, citant une spirale dans le coût du service de la dette et la dépendance vis à vis des prêteurs étrangers.”

Vous entrevoyez ce que je veux dire ici ? Fitch, on s’en fiche, certes ; ces Cassandre nous les cassent. Mais ce que disent ces Cassandre nous est resservi par le journal Le Monde tronqué (*), artistement boulangé, bref : déformé. Et comme disait le clown Grock : pooorqwwuua ? hein ? pourquoi ?

Tibert

(*) J’ai d’ailleurs utilisé le courrier des lecteurs pour leur faire part de ce dont je vous entretiens : que nibe ! ma petite remarque a été gentiment mise à la poubelle par le “modérateur”.

Capitalisme à visage humain

Wednesday, March 3rd, 2010

Il y a des citations en latin, issues des célèbres pages roses du dico de ma jeunesse, du style “Non licet omnibus adire Corinthum” ( “il n’est pas permis à tout le monde d’aller à Corinthe” – en français du jour : tout le monde peut pas se payer un appart’ à Neuilly )… et puis des citations qu’on redécouvre avec bonheur, parce qu’elles font mouche, parce que c’est bien trouvé, que ça relaye la pensée… tenez, une coluchienne qu’elle est bonne :

Le capitalisme, c’est l’exploitation de l’homme par l’homme…

le communisme, c’est l’inverse !

Tout ça pour introduire – c’est le fameux opening joke des anglo-saxons, blague liminaire pour disposer favorablement mon lectorat -  un article fort intéressant du Monde-sur-Toile sur les relais de la Banque (la vraie, avec un “B” comme “Beaucoup de fric”) dans les allées du pouvoir, que ce soit chez monsieur Obama aux USA, en Europe auprès des institutions de Bruxelles, en Grèce là oùsqu’y fallait être pour monter le délicieux mécanisme permettant aux Grecs de maquiller leur déficit, et à la banque Goldman-Sachs, puisque c’est elle qui est nommément citée, de se faire pas mal de picaillon tout de suite – tout en “remontant” un mécanisme destiné plus tard à lui en procurer encore bien plus : le beurre et l’argent du beurre !

On sait en effet depuis quelque temps que cette banque, qui est bien placée pour connaître la situation financière de la Grèce, a misé, comme d’autres gros fonds financiers domiciliés par exemple aux Iles Caïman ou aux Iles Vierges (*)  -  le sang attire les requins – des billes espérées juteuses dans des “paris” sur l’Euro à la baisse. Et tiens, justement, l’Euro baisse.

Je cite, tenez, cette petite manip’ :

“Pour Goldman Sachs, l’un des avantages de ce réseau est de pouvoir avancer masqué. Ainsi, dans le Financial Times du 15 février, Omar Issing signe un texte hostile à l’opération de sauvetage de la Grèce par l’Union européenne. L’intéressé signe cette tribune en omettant de préciser que, depuis 2006, il est conseiller international de Goldman Sachs. Et que le département négoce de la banque, qui a spéculé contre la monnaie unique, a tout à perdre d’une intervention européenne.

De fait, ce monsieur Issing était anciennement économiste en chef de la Banque centrale européenne. Et le voilà chez Goldman-Sachs. Il se trouve qu’il est assez facile pour un banquier de recruter d’ex-hauts fonctionnaires bien introduits et bien documentés pour profiter de leur carnet d’adresses et de leurs informations. Suffit de payer…

On me demandait il y a peu de rédiger un billet sur la cupidité : eh bien voilà qui est fait.

Tibert

(*) la suppression des paradi$ bancaire$ ? quoi, les paradi$ bancaire$ ? où ça ?

Goldman chez les Grecs

Tuesday, February 16th, 2010

C’est une info à la radio ce matin, mais à “gougler” ou “binguer” tous z’azimuts on ne trouve guère que ça d’écrit clairement.

Il s’agit de la Grèce, Grèce, qui pour dissimuler ses petits problèmes budgétaires sans risque de remarques désobligeantes de Bruxelles, une fois, a pris conseil – pour quelques centaines de millions d’euros, pas gratoche, non mais – auprès de la banque bien connue, “trop grosse pour couler” comme chacun sait, Goldman Sachs. Laquelle lui a monté des emprunts, des bidouilles financières… bref, écran de fumée efficace, car le pétard de la débine de la Grèce n’a explosé au nez des Européens que le mois dernier.

On sait que – ce n’est pas écrit dans le marbre, mais ça se sait – que ce sont les anglo-saxons, via les grandes banques d’affaires états-uniennes et britanniques – celles que le contribuable a renflouées – qui essaient présentement de déstabiliser l’euro. L’euro qui les emmerde, pour parler clair. Et puis ça leur ferait du fric, en jouant dans le bon sens – et tant pis pour les citoyens d’Europe.

Ce qui est savoureux, là dedans, c’est que l’info de ce matin énonçait que ladite Goldman Sachs – pas cons les mecs -  tout en “aidant” la Grèce à dissimuler ses bricolages financiers, tout en la “soutenant” comme la corde soutient le pendu, jouait simultanément la Grèce “à la baisse” : ils savaient bien, les petits coquins, que leurs manips avec Athènes finiraient par tourner en eau de boudin : autant prévoir le coup, pas vrai ?

Bien, la finance internationale… excellente mentalité, on apprécie beaucoup. On cherche vainement des qualificatifs… les mots sont impuissants… pardon ? vous proposez “à gerber” ? oui… ça rend à peu près l’idée… à gerber.

Tibert

Traduction Libération

Saturday, February 6th, 2010

On l’a peut-être entendu ou lu : deux Français qui s’étaient fait gauler par les bobbies britanniques avec 16 Vietnamiens – candidats à l’immigration illégale en Grande-Bretagne – planqués au fond d’une camionnette, bref ces deux Français, la mère et le fils, ont été jugés et condamnés il y a peu par la justice Rosbif à de substantielles peines de prison ferme : 5 ans pour le fils (apparemment le chef) et 3 ans pour la complice, la mère.

Parmi les éléments du dossier : c’était loin d’être du bénévolat, le fils attendant 24.000 euros de cette opération. Et un voyage similaire avait été fait avec le même véhicule vers la fin-Août. Donc : pas des braves gens charitables, pas des Saint-Bernard avec leur tonnelet de rhum sous le cou, mais des opérations juteuses.

Titre de L’Ibé-ration : “Ils aident des clandestins à passer au Royaume-Uni : 5 et 3 ans de prison…“. Moi j’aurais écrit, par exemple… Ils exploitaient une filière d’immigration illégale au Royaume-Uni… ils se sucraient sur le dos de candidats à l’immigration etc etc…  ils exploitaient le filon de l’immigration gnagnagna…

Bon, évidemment, c’est Libé, hein, on ne se refait pas (quoique…) : à 24.000 euros, soit 1.500 euros par tête de pipe vietnamienne, c’est de l’  “aide” ; alors si ç’avait été gratoche, quelle accroche auraient trouvée nos bonnes âmes ?

Tibert

L’insecte socialiste

Wednesday, January 27th, 2010

Un gentil blog affilié au Monde nous régale d’un commentaire plein d’humour : “Epilogue pour le “bug” socialiste sur les retraites“. On sait en effet que madame Aubry, Martine, grande cheftaine au PS, avait prudemment amorcé un virage vers une approche plus pragmatique, plus réaliste, plus responsable, du problème de l’âge de la retraite… la possible prise du pouvoir, des décisions de gouvernement à venir, le souci de ne pas se déjuger le jour où il faudrait se colleter avec ce foutu problème des retraites, qui, de fait, demandera rapidement des révisions déchirantes… dame ! c’est que l’espérance de vie, les budgets, la pyramide des âges…

Rien du tout ! rien du tout. L’avenir est radieux camarade, et les lendemains chantent, comme d’habitude. C’est ainsi que le PS, unanime, a réaffirmé haut et fort que la retraite, nom de nom, c’est 60 ans, ou il faudra leur passer sur le corps. Unanime, donc avec madame Aubry, revenue de ses errances, ou bouffées délirantes, bref promptement ramenée au bercail, au crédo, aux fondamentaux, comme disent les rugbymen : juste une petite pirouette. Ben quoi, la proximité des élections régionales : un peu de démagogie, ça ne peut pas nuire, pas vrai ?

Quittes à nous raconter froidement le contraire – eh oui, ma brave dame, faut pas rêver – si par hasard ces têtus et entêtés socialistes venaient à prendre les manivelles. On prend date ?

Tibert

Dorénavant ce sera comme d’habitude

Wednesday, December 23rd, 2009

Les syndicats de fonctionnaires (quasi-pléonasme) appellent à une grande grève – de la fonction publique, of course – le 21 janvier 2010. Motif : on leur en veut, leur patron leur en veut. Service public gnagnagna… le patron (l’Etat, bien évidemment, le plus mauvais patron de France) cherche à rogner sur les effectifs !! vous vous rendez compte ?

Parallèlement, le Monde-sur-Toile (*) nous rappelle utilement le rapport de la Cour des Comptes, mouture 2009. On y lit entre autres que… “les créations d’emplois ont progressé de 36 % entre 1980 et 2008. Cela représente 1,4 million d’agents supplémentaires pour un effectif de 5,3 millions d’agents. Le personnel de l’administration d’Etat (2,3 millions d’agents) a augmenté de 14 %; alors même que celui des collectivités territoriales (1,6 million) faisait un bond de 71 %.”

Qui était aux manivelles entre 1980 et 2008 ? on peut distribuer des claques des 2 côtés ! Cet Etat qui ne sait pas gérer ses effectifs, faire des prévisions démographiques élémentaires, cet Etat qui ne sait pas dire non… et qui maintenant voudrait y mettre le holà ? c’est crédible, ça ?

Tenez, autre perle du rapport de la Cour des Comptes : “entre 1980 et 2006, le nombre d’enseignants a augmenté de 16 % alors que le nombre d’élèves a diminué de 4 %“. Soit, à effectifs constants, + 20 % d’enseignants. Où est la baisse des effectifs ? quelle baisse des effectifs ?

Même les Allemands de l’Est sont revenus de l’emploi à vie pour tous ; pas la Fonction Publique française.

Tibert

(*) désolé c’est l’édition “Abonnés”, pour les accros.

Pas bouger !

Saturday, December 5th, 2009

Je lis ça…

“Les stocks baissent, le prix [du pétrole] est parfait, tout le monde, investisseurs, consommateurs, producteurs, est content”, a déclaré aujourd’hui au Caire le ministre saoudien du Pétrole Ali al-Nouaïmi, chef de file de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep).”

Bon ça ! le prix du pétrole est farpait. Jusqu’à cet après-midi, ou ce matin vers 10 h12 heure locale, quand quelques traders sur les marchés du brut à Kuala-Lumpur ou à Rio de Janeiro auront décidé de miser 500 millions de dollars sur Vent-Couvert dans la troisième, ou jusqu’à ce qu’on apprenne, la queue entre les jambes, la colique au ventre, que les chiffres de la relance sur les emprunts obligataires du Moyen-Ontario ne sont pas encourageants.

Alors ça va baisser, ou ça va monter, et ça baisse et ça monte plus que ça baisse, tout autour du prix farpait. C’est con, hein ? On n’y est pour rien, nous. Mais faut faire avec.

Tibert

Bon coeur et plein le dos

Wednesday, November 25th, 2009

Les temps qui courent sont propices aux associations caritatives. Noël Noël Noël, tous les jours ma boîte à lettres (et pas ma boîte aux lettres, bande d’ignares… on va au bouc, et chez le coiffeur), ma boîte à lettres, donc, regorge de “s’y vous plait, une p’tite pièce, un ticket-restaurant, un chèque en blanc…”. Pour les orphelins Neuilléens, les gosses de Roumanie, les Paraplégiques de Neuville-La-Vieille, les Sidaïques Albinos, les Transfusés du Danube, les Arthritiques du Gros Orteil… bref, tout plein d’associations toutes plus utiles et charitables les unes que les autres m’incitent à ébrêcher mon compte en banque à leur profit.

Par dessus ça, le Trésor Public, autre noble cause, tire avec insistance sur les basques de mon paletot pour que je donne à ses Oeuvres et à ses Pompes (ruineuses, les pompes). Avec des arguments très persuasifs, lui : c’est ça où ça va douiller ! des mesures coercitives, en somme.

Entretemps, monsieur Pierre Bergé (pas Michel Berger, lui chantait mieux, mais il est mort ; non, le mécène de Ségolène-Soeur-Sourire, l’ex du regretté St-Laurent), monsieur Bergé, donc, pond un pamphlet contre le Téléthon. “Le Téléthon y en a marre, il pompe tout et injustement, il en faut un peu pour les autres, zut quoi”, écrit-il en substance. Je résume.

Je ne puis que souscrire à ce point de vue.

Premièrement, le Téléthon est une grosse machine copiée sur le cirque Etats-unien du même nom, avec du ramdam, de la retape, du presse-citron télévisuel, de la larme à l’oeil en veux-tu en voilà. On y récolte pas mal de picaillons, certes, mais pour quoi faire ? mystère. La mucoviscidose, la myopathie sont toujours là, comme le Pont-Neuf et les Orphelins d’Auteuil-Neuilly-Passy.

Deuxièmement, je ne vois pas à quel titre la myopathie serait tellement plus importante que le Sida. Quitte à donner mes pièces jaunes, pourquoi ne me propose-t-on pas un mélange, une répartition harmonieuse entre les différents fléaux de la planète ? ce serait en quelque sorte un “portefeuille de dons”, équitable ou presque.

Troisièmement… troisièmement, je fatigue, et je suis loin  d’être le seul, parce qu’on n’arrête pas de me solliciter. Il est bien entendu, n’est-ce-pas, il est bien entendu que le solliciteur le plus comminatoire, là, le Ministère des Finances, avec ses avis d’imposition… son boulot, c’est en principe  : premio, se payer, et puis payer la ribambelle d’agents des Services Publics, et l’Etat, et les Monuments Historiques, les petits fours du Ministère de la Communication, le Mobilier National, les voitures de fonction des sous-secrétaires des sous-préfectures du Gave-Inférieur, et  j’en oublie probablement… deuxio, opérer une péréquation entre les plus aisés et les plus pauvres, les bien-portants et les malades calamiteux.

Alors, cette péréquation, hein ? où est-elle passée, la péréquation ? mesdames et messieurs les quémandeurs de tout poil, adressez-vous donc à mon Trésor Public, c’est lui qui a les sous.

Tibert

Questions stupides

Wednesday, November 18th, 2009

Un sondage comme le Figarôt nous en régale presque quotidiennement : “Les collectivités locales doivent-elles limiter leurs dépenses ?” … moi, j’ai une souris sous la main, clac je clique, sans réfléchir, c’est bien clair pour moi : “oui” ! Oui bien n’entendu, évidemment, ça va de soi ! Les impôts locaux qui d’année en année s’envolent, basta cosi…  trop c’est trop… au lieu de nous faire installer partout des rond-points à l’anglaise somptueux et ruineux au moindre croisement d’un vicinal avec une départementale, au lieu de payer des armées d’employés municipaux à se curer les ongles… et puis qu’est-ce que c’est que cette question stupide ?

Stupide question, en effet : quelle est la mairie qui ne “limite pas ses dépenses“  ? les budgets communaux / municipaux ne sont pas, que je sache, illimités ; ça se saurait. Même le plus dépensier des maires, le chef d’une armée mexicaine de fonctionnaires territoriaux, le fanatique des doubles-rond-points imbriqués avec des bordures en granit et des parterres de fleurs bien rebondis au milieu pour vous empêcher de voir arriver les  bagnoles en face, même celui-là limite ses dépenses. Qu’est-ce qui n’a pas de limites, sur cette Terre ? la stupidité des sondages, tiens….

Bref, résultat du sondage : 11.225 votants à l’heure ousque je vous cause ; 88, 42 % de Oui !! presque un score soviétique. A mon avis, les 11 % et des pouyèmes qui ont cliqué “non” avaient trop bu, mal réveillés, savaient pas lire, se sont emmêlés dans leur souris…

Donc, on est bien d’accord, massivement : les collectivités locales doivent limiter leurs dépenses. Eh ben, ça va nous changer.

Tibert

Petites bouffes et gros naïfs

Friday, November 13th, 2009

Les prix ne baissent toujours pas dans la restauration“, titre Le Monde-sur-Toile.  J’en reste sur le cul, littéralement. Moi qui pensais, naïf,  que les cafetiers, mastroquets, bistros, restaurateurs, limonadiers allaient civiquement répercuter autant que possible la baisse de 13 points de TVA âprement réclamée et chèrement conquise.

Il est vrai que je ne suis pas bien informé, je ne vais quasiment plus jamais dans les bistros, restos, cafés, rades, estaminets. Trop cher, le quart de litre de mousse de qualité très très médiocre à plus de 2 euros – 14 à 15 balles, tout de même ! – debout au zinc, sinon, c’est plus cher… dame, ça coûte, l’occupation d’une chaise en plastoc’, une table de la taille d’un napperon, et par là dessus un bandeau de néon blafard !  et le serveur doit se déranger, il est pas payé pour vous servir à boire, non mais sans blague.

Bref, c’est de la couillonnade, cette baisse de TVA, du roulage dans la farine. Les limonadiers et consorts opèrent sur un marché captif, non soumis à la concurrence externe. Le petit noir sur le zinc, ce ne sont ni les Chinois ni les Roumains qui vont leur prendre ce fromage… alors pourquoi baisser les prix, quand il est tellement plus simple et confortable de se sucrer  ?

A vue de nez, nos Maîtres ont pour le moins fait preuve d’une bien grande naïveté. Comme si l’Homme était naturellement bon, tiens !

Tibert