Archive for the ‘Culture’ Category

Le bromure est-il kasher ? hallal ?

Tuesday, May 10th, 2011

On vous l’annonce comme on l’a lu – ça ressemble à du “Charlie Hebdo” style fin 70 : les femmes sont des êtres diaboliques, à planquer coûte que coûte. Tenez, voyez cette page : Mme Clinton Hillary, l’épouse de l’ex M. Clinton Bill, vous les remettez ? bon… eh bien, elle est trop sexy, trop… mmmmm… non  non c’est pas possible, elle est carrément trop bandante, i la donc fallu la supprimer de la photo. Comme jadis Trotsky gommé de l’imagerie stalinienne, mais pas pour les mêmes raisons (quoique…)

Bref : remettons les choses en perspective, et les faits à l’endroit : ce ne sont pas les femmes qui sont trop ceci, trop cela, ce sont ces cons d’hommes qui sont incapables de contrôler leur libido. D’où les niqabs, les tchadors, les burqas, les photos caviardées, etc. A défaut de la veuve poignet, qui a mauvaise réputation – ça rend sourd, idiot… -  reste le bromure ! le bromure, y a que ça, comme dans le temps pour calmer les ardeurs des bidasses – pour les Hassidim et les Salafistes tourmentés, entre autres, par les appas de Mme Clinton.

Tibert

l’ENA, l’ENA (*)

Saturday, April 16th, 2011

Je vous l’avais annoncé, nous revenons sur cette histoire de recrutement parallèle à l’Ecole Nationale d’Administration, en bref l’ENA. Il faut savoir que c’est un truc à tiroirs, ou, pour enfiler la métaphore balistique, une fusée à 2, voire 3 étages. Le système le plus évident, on le sait, c’est de se taper le cursus de Sciences-Po(litiques), à Paris de préférence, ou ailleurs à la rigueur, puis passer classiquement le concours d’entrée de l’ENA . Avec du pot, du talent, de solides bases, du vernis, ou toute combinaison de ces ingrédients, ça peut passer.

Comme l’ENA c’est bigrement tentant, on a goupillé pour les candidats très motivés une fusée à 2 étages : une école de l’école, ou la “prépa” à l’ENA. Spécialisation pointue. Evidemment, il y a sélection des candidats à la candidature, les “prépas” de l’ENA ne sont pas pour tout le monde : à l’ENA, le savoir et la performance cérébrale d’une fac’ de médecine ou d’une quelconque Polytechnique ne suffisent pas ; il y faut du savoir et de la performance cérébrale PLUS (et surtout) de la culture, du brillant, du pep’s, l’oeil qui pétille ! pour diriger la France, il faut ça. Et pour permettre à ceux qui, méritants, cérébralement performants mais “issus de milieux défavorisés” – c’est la formule déposée, bien lisse, même le MRAP ne peut rien y redire – d’avoir leur chance, on a créé une filière spécifique : le brillant, la culture, le pep’s, l’oeil qui pétille, ça s’apprend ! ça s’apprend à Strasbourg.

Mais hélas la promotion “diversité” – c’est le nom bien lisse qu’on lui a trouvé, les 15 garçons et filles issus de milieux défavorisés de cette “prépa” strasbourgeoise se sont tous fait recaler au concours de l’ENA. Une seule élève a passé le barrage des épreuves écrites… mais calé à l’oral. Le bide ! Notons au passage que “diversité” et “issus de milieux défavorisés” ça fait sens : les candidats standard , hors diversité, ne sont donc pas issus de milieux défavorisés. Mais n’en concluez pas qu’ils sont issus de milieux favorisés – en toute logique c’est faux, même si c’est vrai. Vous suivez ?

Que faire, donc, pour introduire de la diversité dans l’administration française ? car, ne nous y trompons pas, ces 15 candidats, avec le boulet de “diversité” qu’ils traînent, sont certainement très performants, pointus… mais voilà, ils n’entrent pas dans le moule… ou le moule ne leur va pas.

Quatre solutions sont possibles :

- on ne change rien ! zut quoi, l’ENA c’est pour l’élite, et l’élite ça ne se brade pas. L’usine à gaz, avec du vernis dessus… la classe !

- on adapte le concours de l’ENA aux candidats “issus de milieux défavorisés”. Formule qui a fait ses preuves pour le bac’, puisque 80 % minimum d’une classe d’âge réussit maintenant le bac’ – qui ne vaut plus un pet de lapin, et du coup on a repoussé le barrage un peu plus loin.

-  on simplifie l’Administration française, ce qui, ipso facto, diminuera la difficulté à en appréhender les rouages, donc en facilitera l’approche. Bon courage, mesdames-messieurs.

- on crée une Administration “diversité”, une autre administration “issue de milieu défavorisé”, pile-poil pour les Enarques de la même eau, avec, bien évidemment, un concours adapté, et des règlements administratifs spécifiques, goupillés pour “les milieux défavorisés”: le 9-3, la Grande-Borne, tout ça. Remarquez, ça fonctionne déjà comme ça…

Tibert

(*) Vous avez sûrement reconnu là une citation de Boby Lapointe :

“Lena toi qui es loin plus loin qu’Angoulème ”
“Lena je veux te dédier un poème “…

Mac Carthysme à France-Téloche

Wednesday, March 16th, 2011

On peut le lire dans l’édition Toilesque du Monde de ce matin : “Affaire Zemmour : la CGT envoie une lettre ouverte au PDG de France Télévision“. Et la CGT de réclamer la tête de monsieur Zemmour, au motif que celui-ci a été condamné pour incitation à la haine raciale. Je ne sache pas (marrant, ça ‘je ne sache pas’… c’est chié, comme expression !) que la CGT soit en position de donner des leçons de vertu en matière d’information – voir ses contorsions, de conserve avec le vieux PCF, pour justifier les ignominies staliniennes, les anathèmes de “crapules”, “social-traître”, “rats”, “poubelles de l’Histoire” etc…, voir son comportement monopolistique sur la distribution de la presse écrite… – mais là n’est pas le propos.

Voilà : si je ne m’abuse, monsieur Zemmour n’est pas fonctionnaire assermenté, et son statut ne requiert pas un casier judiciaire vierge, tel un policier, un magistrat etc. Monsieur Zemmour est chroniqueur, point. Rien donc n’oblige le PDG de FT à le virer, non ?  et ledit PDG a son libre arbitre, oui ? donc s’il juge que la liberté d’expression reste un bien précieux (et menacé, note du claviste) je l’approuve vigoureusement : c’est son droit le plus strict.

Mais la CGT d’écrire : “les mots portent les choses” : vaste programme, que je recommande comme sujet au bac’ philo lors de la prochaine session. Le poids des mots, le choc des retournements : du temps de monsieur Rivette et de son film “La religieuse”, d’après Denis Diderot, le ministre de la Cu-culture de l’époque, dûment chapitré par Tante Yvonne, avait refusé le visa de censure… et la Gauche unanime avait violemment protesté et manifesté, à juste titre selon moi, au nom de la Liberté d’Expression. La liberté d’expression… ça existe, ça ?

France Télévision, l’ex-ORTF : “la voix de la France”, disait monsieur Pompidou. Avec la CGT, “La Voix de la France” reprend du service.

Tibert.

Deux mauvais goûts

Wednesday, March 2nd, 2011

(Pas le temps, pas le temps… vite vite, tel le lapin d’Alice ) : deux infos qui se télescopent :

1° premio : ceci : un groupe “rock” japonais pris en flagrant délit d’apologie du nazisme (ils l’ont pas fait exprès, c’est pas une faute, c’est une regrettable erreur…) avec de magnifiques uniformes SS à la télé, croix gammées, têtes de mort etc. Penauds, les petits Nippons amateurs de mauvais goût nazi tentaient d’expliquer que leur apparition costumée “n’était pas destinée à envoyer un quelconque message idéologique“… tiens donc ! ils ont dû trouver un sac de fringues de la 2 ème guerre mondiale qui traînait par là.

2° deuxièmo : cela : le championnat de groupe de cri du cochon, remporté haut la patte par un groupe fermier de l’Ain. L’article ne dit pas si les artistes étaient costumés en Naf-Naf . Mais ce talentueux groupe de rockeurs groin-groin n’a pas fait de déclaration de repentance publique : rien pour s’excuser d’avoir fait usage des attributs d’un animal devenu de nos jours très incorrect politiquement, déjà banni de nos dinettes en avion, souvent absent de nos cantines, bref carrément mal vu dans certains milieux sourcilleux.

Qu’en penser ? rien. Le jour où les imitateurs du cri du cochon le soir au fond de sa soue devront s’excuser de leur mauvais goût et de leurs provocations, je serai très très triste.

Tibert

Quand Limoges gaze

Wednesday, February 23rd, 2011

On – “on”, article défini comme indéfini mais c’est nous – on va encore se payer, si j’ose dire, une augmentation du prix du gaz. Si si, encore, y a pas de raison, faut pas perdre la main, c’est que le premier pas qui coûte, après le pli est pris, vous verrez, on s’y fait. Tenez, une excellente étude, datant de moins d’un an, vous expliquera pourquoi cette augmentation est dégueulasse, comme les précédentes, mais rien n’y fait, il faut que les actionnaires de GDF-Suez se goinfrent. Tant pis pour les Français.

Bon, ça ne sert à rien, mais ça soulage.

Autrement, je lis ici ce matin tôt que “la directrice des Archives Nationales a été limogée”. En voilà une nouvelle qu’elle serait bonne, si non seulement la directrice, mais toute la structure, les fonctionnaires, les bureaux, les impedimenta des Archives Nat’ déménageaient à Limoges ! Ce serait enfin une initiative intelligente. L’hôtel de Soubise – superbe édifice, et chouette quartier d’ailleurs, on comprend pourquoi les employés s’y cramponnent – est aussi adapté à des activités de bureau qu’une fourchette à la manducation de la soupe, et quant à migrer tout ce beau monde en grande banlieue du côté du 9-3, vous comprenez, je suppose, le peu d’enthousiasme des personnels des Archives Nat’…

Mais Limoges ? hein ? sa gare superbe, ses usines historiques, ses vieux quartiers, et tout autour le Limousin  cher à Raymond Poulidor, qu’on doit encore rencontrer sillonnant les routes sur son biclo. Limoges, qui aurait tout à gagner à accueillir une grosse structure administrative qui n’a rien à foutre à Paris, puisque “nationale” : “nationale”, pas “parisienne”, n’est-ce-pas ?

Bon, assez déliré pour aujourd’hui. Quand les Archives Nat’ migreront à Limoges – ou Aurillac, Grenoble, Vannes, Nancy… – les amis, on aura peint la lune en vert.

Tibert

Poème

Sunday, January 30th, 2011

C’est, paraît-il, un “tube” (un “hit“, coco !) qui tourne en boucle sur les radios “djeunes” ; un tube de vieux, de senior, cependant, puisque l’interprète dudit tube a pour nom de scène Johnny Halliday, bientôt 68 ans aux cerises !  Le nom de ce morceau de choix : “Jamais seul“.

Et voilà qu’on accuse les deux auteurs de cette chanson (pas le chanteur, car en général, monsieur Halliday ne compose ni n’écrit, il se contente d’interpréter) de plagiat : ce serait très très ressemblant avec le titre “Madagascar” d’un groupe réunionnais intitulé Ziskakan.

Intrigué, j’ai navigué quelque temps sur le Filet pour en avoir le coeur Net (wouaf wouaf). Eh bien, il semblerait que ce soient surtout les mélodies qui se ressemblent… mais difficile à dire, car lorsque je cherche à prendre connaissance des textes, on me somme de télécharger un clip ou une sonnerie de “portable” (de mobile). Et, bien évidemment, on m’invite aussi à à faire chauffer ma carte Visa pour payer le clip, en acheter d’autres, vous voyez le topo. Ben non, moi je veux juste voir si les chansons sont voisines… vous imaginez mon mobile claironnant “Jamais seul” avec la voix de Johnny ?

Mais j’ai quand même pu obtenir les paroles de la chanson “Jamais seul”. Il semble d’ailleurs, à lire ces phrases,  que monsieur Halliday soit plutôt satisfait de cet état de fait (de n’être jamais seul). Dont acte ! Mais que déduire de ces deux passages antagoniques : “Seul au milieu de tous” , et “Jamais, non jamais seul” ? il faudrait savoir…

Tiens, je ne résiste pas au plaisir de vous communiquer ici ce texte, dépouillé de sa musique : rien de tel qu’un poème sans musique pour en apprécier la profondeur. J’ai au passage corrigé quelques coquilles,” fuit”,” fuis”, etc…

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J’ai toujours fui l’ennui et pas la solitude
C’est pas toi qui m’ennuies mais les habitudes
J’ai toujours fui la nuit, celle de ma solitude
C’est pas toi qui me nuit mais tes attitudes

[Refrain]
Seul au milieu de tous
Jamais, non jamais seul
Non jamais, non jamais seul

J’ai toujours pris l’envol mais pas les altitudes
Là-haut sur le col de ma solitude
Cette peau qui me colle, mon âme qui se dénude
Ce dernier verre d’alcool, c’est ma solitude.

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C’est pas beau, ça ? Tiens pour vous refaire les neurones après un texte de ce calibre, allez donc butiner du côté de la belle chanson de monsieur Moustaki, Georges : “Ma solitude“. Curieuse ressemblance, il se trouve que lui aussi n’est “jamais seul” :

Non, je ne suis jamais seul / Avec ma solitude“.

Bon, je vous laisse seul avec votre solitude.

Tibert

Du rosbif, sinon rien

Monday, January 24th, 2011

M’apprêtant à écrire ce billet, j’aperçois sur mon dashboard à droite le bouton “Save Draft“. A vrai dire, j’utilise un logiciel non francisé, tant pis pour moi.D’ailleurs la plupart des logiciels ne sont plus francisés, c’est fatigant. Donc, soit on a recours aux pictogrammes, façon IKEA, soit c’est le Rosbif, le mono-linguisme.

Le ministre de l’Educ’Nat’ – ou plutôt de ce qu’il en reste, la barbarie aura bientôt eu sa peau – propose d’organiser l’apprentissage de l’anglais dès l’âge de 3 ans ! avec des enseignantes bien de chez nous, je suppose… déjà que l’enseignement du français, hein, à voir les résultats…  on causera anglais, en Maternelle, presque aussi bien que français. Super !

Hier dimanche – en Belgique on manifeste le dimanche, ils n’ont pas les 35 heures et les RTT – des tas de Belges, des 2 bords linguistiques, ont organisé une Marche de la Honte. Ils en ont marre, et je les comprends, de leurs politiciens, infoutus de former un gouvernement bilingue qui tienne plus de 3 jours. Donc ils défilent dans les rues de Bruxelles, une fois, avec en tête, bien lisible, une gigantesque banderole où l’on peut lire SHAME.

J’ignore comment on écrit “honte” en flamand ; probablement le mot néerlandais schande, variante de l’allemand Scham, toujours la même racine saxonne, comme shame. Mais j’ai honte pour les Belges ; ce “shame” est minable ! bilingue, ce pays ? alors on écrit “Schande / Honte” sur le calicot, ou “Honte / Schande”…. bon sang, mais c’est bien sûr !! Ils n’ont pas été foutus de se mettre d’accord sur l’ordre des 2 mots. Alors ils en ont pris un troisième, qui n’avait rien à faire là. Du rosbif, forcément !

Tibert

Le Marais ou le 9-3

Thursday, January 20th, 2011

Un titre de l’Hibernation m’a interpellé : “Ils occupent les archives depuis 124 nuits“. Ah ? qui sont-ce ? et l’article étant clair comme du jus de boudin, nul de chez Nul en termes journalistiques, et n’ayant ainsi pas plus éclairé ma lanterne, voulant en avoir le coeur Net, je suis parti à la pêche avec le Filet (la Toile, en fait, c’est un filet : une toile très très ajourée !). Et je suis ainsi arrivé aux conclusions suivantes :

Les Archives Nationales sont logées dans le Marais à Paris, non pas avec les moustiques, la malaria, les pieds dans la vase, mais dans des bâtiments qui n’ont jamais été conçus pour y stocker des archives : de superbes hôtels particuliers, des monuments historiques ! L’Hôtel de Soubise, tout ça…

Mais le Petit Nicolas, qui porte en lui depuis longtemps ce projet de “Maison de l’Histoire de France”, a tranché. Difficile, car le lieu choisi était en concurrence avec 6 autres emplacements, je cite : “le château de Fontainebleau (écarté par le ministre de la culture, Frédéric Mitterrand), l’hôtel des Invalides (qui faisait l’objet d’une opposition forcenée des militaires), l’hôtel de la Marine, le Musée des arts et traditions populaires, l’île Seguin (qui nécessitait la construction d’un bâtiment) et le château de Vincennes“. Il a tranché : ce serait l’Hôtel de Soubise !  et toc.

Notons au passage que nulle part il n’est fait mention, dans la citation ci-dessus, des municipalités où se situent ces monuments. L’hôtel de la Marine, à Brest ? tout faux, c’est à Paris. L’hôtel des Invalides, à Verdun ? eh non, c’est à Paris. TOUT ça est à Paris ou juste à côté, évidemment. Sauf Fontainebleau.

(Au fait, justement, pourquoi le ministre de la Culture ne voulait-il pas aller à Fontainebleau ? parce que ça l’obligeait à prendre un train de banlieue.)

Et comme, bien évidemment, le lieu choisi par notre vénéré Président est déjà occupé, on annonce aux fonctionnaires qui travaillent là (faisons-leur la grâce de supposer qu’ils travaillent, vu qu’on les paye avec nos sous) qu’il va falloir dégager. Bouge de là ! et tiens, y a de la place à Pierrefitte-sur-Seine, dans le 9-3, c’est cool là-bas, on y va en RER, des bâtiments exprès pour vous, vous y serez comme des coqs en pâte.

Pas du tout d’accord, les fonctionnaires ! ils y tiennent, à l’hôtel de Soubise, ils ne veulent pas en bouger. Les envoyer dans le 9-3, non mais ça va pas ?  et paf, ils occupent les lieux, faudra leur passer sur le corps et toutes ces sortes de choses.

Moralité : un musée de plus à Paris, on en manquait ! moi j’aurais bien vu Soissons (le vase), Vichy (1940), Poitiers (Charles Martel), Reims (la Pucelle), Niort (avec les mutuelles, et pour y mettre un poil d’animation). Mais non : Paris, y a pas moyen, P-A-R-I-S, un Paris, sinon rien.

Et puis on aurait pu installer les fonctionnaires de l’hôtel de Soubise et leurs archives nationales dans un coin plus plaisant, comme Gap, Bayonne, Lorient, Bourges, que sais-je ? qualité de vie gnagnagna, fini le métro, air pur, plus d’embouteillages à Fleury-en-Bière, moins de queues, logements enfin de taille décente… ben non : le 9-3 ! la punef’, quoi !

Résumons-nous : en matière d’aménagement du Territoire, on en est encore à l’ère napoléonienne, voire néolithique. La grosse verrue ventrue et hypertrophiée dans son Bassin très Parisien, ça va probablement durer encore un peu. Bon courage et patience, les amis.

Tibert

(Almost) only for french-speaking / writing people

Friday, January 14th, 2011

Hello, this is the Great Administrator of this blog writing – for a small warning : I often find comments on my posts, comments in english. To be honest, more comments in english than in french.

I’m not trying to get the biggest number of comments on my blog ; I don’t give a damn for that. Moreover, I will discard systematically all comments written in english.

Why ?

- first, english sounds weird to my ears. It’s almost impossible to ear the “r”, the “w” is uttered like a mashmallow betweeen the cheeks… hard to listen, hard to speak, not to mention our “ze” where we should say “the”.

- second, this is a french blog, and I like my language, I like it very much, and I’m proud of it.

To sum up : if your comments are written in french, OK… otherwise –> right-clic –> delete !

English-writing Tibert

Ville-musées

Wednesday, January 12th, 2011

On le sait, ça se dit volontiers dans les milieux bien introduits, les musées de Province sont ringards, pauvres, alignent trois croûtes miteuses et poussiéreuses sur leurs murs. Il n’est de musée que de Paris, très chère. Certes… mais voilà que le Monde, oui, Le Monde, le journal, se plaint que  (c’est le titre de l’article) “les musées de la capitale [ soient ] déconnectés de la vie parisienne” !   Et de se poser – et nous poser – gravement la question “Les musées de la ville de Paris sont-ils adaptés au mode de vie des Parisiens ? ” ah ah… horaires de rombières provinciales – 17 heures : “on feeerme ! “  – , pas de nocturnes sauf par ci par là de temps en temps, sans oublier les grè-grèves chroniques.

Notons toutefois qu’il est un domaine où les musées parisiens se montrent très très parisiens : on y fait la queue tout à loisir !! activité typiquement parigote de la queue : la queue chez le boulanger à 11h 45 – il n’est pas parisien du tout d’aller chercher sa baguette avant 11 heures – , la queue devant le distributeur de billets, devant le cinéma, la queue pour aller s’asseoir dans un resto, la queue pour sortir du métro, la queue aux guichets des musées, avant de se retrouver à une trentaine entassés devant chacun des objets exposés.

Disons-le : Paris monopolise abusivement les musées et leur contenu, au mépris de tout équilibre territorial. Chaque nouveau musée – les Arts Primitifs, la future Maison de l’Histoire – se doit, selon nos Maîtres, d’être situé à Paris ; pas à Lyon, ni à Grenoble, encore moins à Bordeaux, à Rennes… non, bien évidemment à Paris ! On peut certes déplorer que certains musées ne puissent tout simplement pas être parisiens ; par exemple, tenez, ce plouc d’Arthur (Rimbaud) a eu la mauvaise idée de naître et vivre à Charleville-Mézière :  forcément, sa maison natale… à Charleville, eh oui, que voulez-vous.

Bref, pour prolonger l’article du Monde, qui a de bien grosses oeillères : les musées parisiens ne sont pas, de facto, destinés aux seuls Parisiens, mais aussi bien, puisqu’on les y force, aux Provinciaux. Eh oui, il est des Provinciaux qui prennent le train pour aller voir des expos à Paris, le croiriez-vous ? car, contrairement aux chanteurs populaires qui font la tournée des métropoles provinciales, les expos parisiennes, elles, ne se déplacent pas. Remarquez, ça permet de goûter aux délices du métro et des queues très parisiennes, et de se faire jeter des musées à 17h 12.

Tibert