Archive for the ‘Culture’ Category

Suivons le porc

Friday, February 26th, 2010

Bienheureux porcs ! Je parle des porcs normaux, élevés correctement dans des fermes respectueuses du bien-être des animaux, pas dans des camps de concentration. Des porcs qui ont eu la place de bouger, gambader, copuler, fouiller le sol, se marrer un peu avant de passer à la casserole.

Oui, bienheureux les porcs, car eux seuls – hormis les chiens, les chats et les lapins anglophones – échappent à l’abattage rituel des Juifs et des Musulmans : égorgement à vif sans étourdissement préalable, le temps de bien se sentir mourir. Tout ça parce qu’il faut regarder vers La Mecque ou Jerusalem, ce dont les boeufs, moutons, poulets… n’ont strictement rien à foutre, mais bon… tout en sentant pisser son sang. Tiens, je finirai végétarien.

Et pourquoi vous conté-je ça ? ce truc affreux ? parce qu’un intéressant article du Figarôt de ce matin nous explique que nous tous, croyants à ceci ou cela ou au Grand Mamamouchi Planétaire, nous tous, dis-je, sauf les végétariens, évidemment, les Juifs et les Musulmans – parce qu’eux sont au courant – bouffons de la viande Hallal ou Casher sans le savoir !

Eh oui madame Michu, votre entrecôte vient peut-être d’un abattoir rituel béni par le Mufti du département… car les Musulmans ne mangent guère d’entrecôte, et il faut bien les écouler, pas vrai, ces entrecôtes ? ou ces faux-filets, ou ces rognons. Quant aux Juifs, ils abattent environ 4 bêtes pour n’en consommer qu’une : ils dédaignent l’arrière de l’animal, et l’arrière, il y en a ! il y en a même beaucoup  ! qu’en faire ? pour les goyim, l’arrière, pardi ! Les goyim, les infidèles qui vont se taper sans le savoir de la viande confessionnelle. Bien pratique, la filière infidèle pour écouler la sainte barbaque en trop.

L’horreur, là-dedans, c’est que sournoisement, on abat maintenant de plus en plus de bêtes sans les étourdir au préalable :  tout bénef’ !! Comme ça la viande peut passer dans tous les circuits, Casher, Hallal, Mécréant !  et hop, qui se soucie d’un peu de compassion pour ces braves bêtes ? pour regarder la direction de La Mecque au moment de “passer”, bon, ça ne marque pas la viande, pas vrai ? la boussole n’est pas indispensable.

Bref : vive le porc, le seul animal 100 % pas confessionnel ! encore se dit-il que l’on trouve assez communément du porc dans certaines “piles” de viande pour kebab ou souvlaki… dame, entre le veau, la dinde ou le porc, bien malin qui fait la différence, quand tout ça est coupé en lamelles, garni de sauce, de frites et de salade. Manière pour le sans-dieu de rendre la politesse aux inconditionnels de la barbaque bénie.

Tibert

Brouillon de culture

Thursday, February 11th, 2010

Sur le Figues-haro du jour, tout frais tout neuf, une accroche qui vaut bien un clic de mulot : “Le licenciement des fonctionnaires sera bien moins brutal” – selon monsieur  [le ministre du budget] Eric Woerth. Voyons voir, voyons voir… et sur quoi tombe-t-on, le mulot actionné (*) ? sur une photo dudit ministre Woerth debout dans son bureau, avec derrière lui, en toile de fond, en quelque sorte, sa bibliothèque. Bon, il y a bien une télé dans un coin, pour les matchs de foot, un tableau ovale pour faire jouli, le portrait officiel du Président dans un coin au fond, un bordel de papiers sur son bureau pour montrer que le ministre est débordé, mais ! mais la bibliothèque, alors la bibliothèque, hein, regardez-moi ça ! Douze mètres cinquante de Pleiade, au bas mot.

On lit beaucoup dans les ministères ( Pour des raisons évidentes j’ai ici “flouté” le visage du ministre, afin qu’il puisse travailler incognito)

Moi je vous le dis comme je le pense : c’est rassurant de savoir que nos ministres ont la capacité intellectuelle de lire La Pleiade, en papier bible, comme chacun sait, avec des fils marque-pages en tissu de couleur comme les bréviaires des vicaires d’avant-hier.

C’est rassurant, mais d’un autre point de vue, comment un ministre débordé (voir le bordel sur son bureau) trouve-t-il le temps de bouquiner les volumes de La Pleiade ? serait-ce de la mise en scène ? du vent ? comme ces expos de meubles-bibliothèques où de faux dos de bouquins en plastoc sont alignés serré (**) sur les rayonnages ? la culture du polystyrène ? la République du paraître ? terrible interrogation.

Et, tenez, un dernier mot : quand on pense que tous ces textes de Pleiade sont disponibles en éditions de poche, brochés pleine colle et pour bien moins cher, on se dit que pour un ministre du Budget, hein… l’économie ménagère, alors là… pfff…

Tibert

(*) Un ablatif absolu de la plus belle eau ! La Guerre des Gaules, du regretté César, n’en a guère de plus beaux à proposer. Tiens, celui-là est potable : “et pace facta, constituit cohortes...”

(**) “serré”, si si, pas “serrés”. Y a pas faute. Avec “serrés” non plus y a pas faute. Soit, mais “serré”, ça serre mieux.

Hubert à l’aise

Wednesday, November 11th, 2009

C’est historique, la chancelière allemande, Angela pour les copines (Ann-guéla en phonétique) assistera aux cérémonies du 11 novembre chez nous. Bon, très bien, c’est une page de tournée, 3 millions de morts équitablement répartis, LA grande boucherie du vingtième siècle, l’imbécile traité de Versailles, le nazisme, etc etc, vous connaissez.

Mais ce que ne sait pas le service du proctocole élyséen, c’est que l’hymne allemand, dont la zizique date de 1797, composée tout de même, non par un obscur Rouget, mais par monsieur Haydn Joseph – qui l’a d’ailleurs réutilisée pour un de ses quatuors, il n’y a pas de petites économies -, cet hymne allemand, donc, a été tronqué depuis longtemps de son fameux premier couplet “Deutschland, Deutschland über alles” (” l’Allemagne (bis) par dessus tout”) , pour l’évidente raison que c’est très connoté Troisième Reich. On n’en chante donc que la fin, et c’est très bien comme ça, c’est largement suffisant.

Mais “… über alles“, c’est pourtant les paroles que les choeurs convoqués pour la cérémonie de ce jour à Paris vont, paraît-il,  servir à Ann-guéla ! eh oui, une bourde, une vraie, mais que voulez-vous, le service du Proctocole Elyséen est en sous-effectif, et puis, les hymnes, c’est la musique qui compte, pas vrai ? suffira de chanter en “yaourt”, on n’y verra que du feu.

Tout ça pour dire que, même si Ann-guéla fait poliment semblant de ne rien remarquer, c’est pour nous autres sujet à méditer :

- les Allemands ont tiré les leçons de l’histoire, et nous le savions pas,

- nous sommes, nous, quasiment tous incapables de citer le troisième couplet de la Marseillaise,

- nous sommes encore moins capables de remettre en question les paroles obsolètes, va-t-en-guerre, sexistes et choquantes du début – et de la suite ! – de notre hymne : il y a longtemps qu’on aurait dû reléguer les horreurs du sang impur et des féroces soldats aux manuels d’histoire. Moi, telles que sont les paroles, je préfère chanter en “yaourt”.

Allez, pour ne pas vous faire languir plus longtemps… le troisième couplet :

Quoi ! des cohortes étrangères
Feraient la loi dans nos foyers !
Quoi ! ces phalanges mercenaires
Terrasseraient nos fiers guerriers ! (bis)
Grand Dieu ! par des mains enchaînées
Nos fronts sous le joug se ploieraient
De vils despotes deviendraient
Les maîtres de nos destinées !

Assez daté, hein, je vous avais prévenus.

Tibert

De l’importance des bons accords

Sunday, November 8th, 2009

Je ne sais pas lequel des deux sujets est à privilégier, mais je vais procéder dans l’ordre, hein ? je commence donc par le premier.

Les Verts Rhône-alpins ont décidé de se ranger sous la brillante bannière de monsieur Philippe Meirieu pour les élections régionales à venir. Voilà qui dit clairement dans quelle confusion mentale sont tombés ces pauvres gens ! monsieur Meirieu Philippe, grand gourou de la science éducationnelle, théoricien de l’éclatante réussite de l’Educ’Nat’ depuis 20 ans (”Aucun savoir n’est supérieur à un autre“, c’est bien connu), de la déréliction des IUFMs et de la m… où est tombé l’enseignement public en France (*): monsieur Meirieu est écologiste !! et nous l’ignorions. Voilà qui est réparé. Et bon vent aux Verts Rhône-alpins : si j’habitais là-bas, je passerais bien au large.

Boudin

Deuxio : je vous cause, là, de la photo dont auquel j’ai épinglé en haut de mon blog. “Les journées du boudin délocalisées“. Ca se passe à Noirétable, joli village des Bois Noirs et du Forez réunis. J’ai repris le titre de cet important article dans la gazette locale,qui s’intitule “La Gazette”, eh oui, et je suis pas peu fier de la qualité des journaleux de par ces coins. En voilà des journaleux qui savent accorder les participes passés ! car si l’on avait écrit “Les journées du boudin délocalisé“, ça vous aurait eu une toute autre gueule : s’agit pas que le boudin vienne maintenant de Lituanie, de Chine ou du Bangla-Desh, ah ça alors où va-t-on ?  et jusqu’où ira-t-on ?

Non, ce sont les journées du boudin qui sont délocalisées. Ah bon ! En fait, pas bien loin :  c’est le club de foot de Boën-Trelins qui organise les célèbres Journées du Boudin, délocalisées cette année à Noirétable. Ce sera les 14 et 15 novembre, et il y aura des intronisations dans la Chevalerie du Boudin : à vos agendas, donc  !

Tibert

(*) entre autres joyeusetés sur les IUFMs, lire cet instructif témoignage :  “La ferme aux professeurs – journal d’un stagiaire”, de François Vermorel.

Pâles potes

Thursday, October 22nd, 2009

Les “autonomes” ayant déferlé sur Poitiers la semaine dernière, on s’en souvient, à l’occasion d’une journée costumée et au prétexte du transfert des détenus d’une prison vers un autre bâtiment, on a pu constater quelques dégâts : quand on est “autonome”, on casse. Entre autres, le baptistère St Jean, vieille pierre artistique, pieuse et historique du 5ème siècle, s’est vu “taguer” de rouge.

Tout récemment, ces “autonomes” ont théorisé leurs dégâts, dans un courrier au “Monde“. On y trouve des nigleries, des propos de tous les jours mâtinés de théorie sauce Debord, et ça entre autres :

“… Le plus vieux baptistère de France a été baptisé […]. Il faut avouer qu’on s’en fout du patrimoine. Toute trace des incandescences passées est monumentalement neutralisée. Alors, faut ranimer un peu.”

Drôle de façon de s’en foutre, du patrimoine ! On s’y intéresse bigrement, en fait, au patrimoine. On le caviarde soigneusement, on lui fait symboliquement la peau. Un antique baptistère : religion, art, histoire. Trois gros mots, trois concepts haïssables, à démolir.

Histoire, art et religion : Pol Pot a encore des émules, et pas qu’au Cambodge.

Tibert

All you need is lov’, pompompom

Tuesday, September 8th, 2009

Vous connaissez ? eh oui, les Beatles. Il en reste deux, mais on se souvient des quatre.

Tout ça pour dire ici que la grosse mahousse opération markétingue consistant à ressortir les vieux enregistrements entièrement “remastérisés” (rénovés) ne me fait pas broncher un cil.

1 – On les a déjà, les disques des Beatles.

2 – La qualité numérique top de top ? ah quoi bon, alors que le voisin du dessus, le chien du 2ème, le camion-poubelle, la rame de métro font concurrence de leurs borborygmes, aboiements, hurlements et grincementsà la zizique des fab’four ? pas la peine. En plus j’ai une mini-chaîne de chez Lideul et des enceintes en plastoc’, alors…

3 – c’est trop cher. On se fout des acheteurs, c’est clair.

4 – de plus la nouvelle édition est déjà piratée et circule sur la Toile. Et toc.

5 – La musique des Beatles, elle est dans la tête. “All you need is lov’, tatatatata, …lov’ is all you need !.” Et pas remastérisée pour deux ronds.

Tibert

Clair net et précis

Thursday, September 3rd, 2009

Vaste débat : la malheureuse propension des jeunes écoliers et lycéens à jouer avec leur mobile en classe… le canards sur Toile en font leurs délices, de Libé au Figarôt en passant par la Lorraine avec ses sabots.

Bref : moi je prenais une calotte si je regardais le plafond en me curant le nez pendant l’exposé sur l’ablatif absolu en latin, avec la Guerre des Gaules en guise de support. Mais bon, je sais ce qu’est un ablatif absolu. Et alors, à quoi ça sert, me direz-vous… à quoi ça sert aujourd’hui l’ablatif absolu ? certes. Bonne question. A quoi sert la culture.

Mais je lis ça au hasard des courriers de lecteurs (orthographe et syntaxe garanties pur jus, Ctrl-C et Ctrl-V pour certifier, je n’ai rien changé) :

Ce qu’il faut interdire de toute urgence, ce ne sont pas les portabes mais les cours et les profs ennuyeux.
Si les enseignants parvenaient à captiver l’attention de leurs élèves, ceux-ci n’auraient pas même l’idée de jouer à des jeux ou à s’envoyer des sms.
Et lorsque tous les enseignants feront correctement leur travail, vous verrez que la question n’aura plus lieu d’être.
Il faut attaquer le problème à la racine plutôt que de toujours incriminer nos enfants !
Clair, net, précis
.”

Clair, non ? profs, efforcez-vous de faire passer les similitudes inverses en captivant l’attention de vos élèves ! étonnez-les avec la mitose, les formations pré-hercyniennes, l’accord des participes passés.

Et, bon courage !

Tibert

(au fait, “clair” ? le portabe, c’est un ordinateur, ou un téléphone ? pas clair du tout)

Des langues

Saturday, August 29th, 2009

On le sait, les Français sont très mauvais en langue anglaise. De nombreux articles ont récemment répercuté les résultats d’études assez tragiques, montrant que nos jeunes sont largement à la remorque, juste devant les Chypriotes, les Italiens et les Turcs, quant à la maîtrise de la langue anglaise. Et de s’interroger : y aurait-il un gène malin anti-rosbif chez nous ?

Par ailleurs, je lis ça : 25 % seulement des écoliers Anglais apprennent le français. Peau de chagrin ! d’abord ça les emmerde, ensuite ce n’est plus obligatoire chez eux de se taper l’apprentissage d’une autre langue, et puis ils ont LA langue, pas vrai ? celle qui est partout,”your attention please“, la panacée pour se faire comprendre, de Tokyo à Libreville… ouais… mouais… boarf…

Disons 3 petites choses là-dessus :

- premio, ce n’est pas l’anglais qui a été élu l’élu, l’Espéranto des aéroports, le Sabir des modes d’emploi… c’est l’Etats-unien. Sans la puissance, l’hégémonie des USA, l’anglais serait un petit langage régional.

- deuxièmo, nous avons, nous, Français, un vrai problème – comme tous les Latins, d’ailleurs – avec l’élocution des anglophones : comment nos oreilles peuvent-elles découper en rondelles de mots distincts leur purée vocale ? ces innombrables w, et ces r, a fortiori ces wr qui, dans une bouche anglophone, ne donnent que de la bouillie. Déjà c’est dur à entendre, “rough” (un aboiement !) avec l’élocution de la BBC, mais collez donc un accent écossais ou texan par là-dessus…

Nous autres, Latins, ar-ti-cu-lons, toutes nos consonnes sont audibles, nous n’utilisons pas les wouwou, les wawa, les chiffons en flanelle. Le w est anecdotique, d’ailleurs c’est quasi toujours comme un v, un v qui s’entend, “valise”, “vieux”, et notre r est dur et clairement audible, ou, délicatement rrrrroulé, s’entend à 10 mètres (22 pieds).

Et puis on glose trop sur le “th“, ce fameux “ze” de chez nous qui provoque l’hilarité des Rosbifs : d’abord on le perçoit assez bien ; “the” ça s’entend, ça se perçoit. Dans notre bouche, “ze” est certes approximatif, mais clair, puisque ça fait rire.

- troisièmo : il n’y a pas une langue anglaise, il y en a des tas… le Sabir des aéroports (passengers are requestedwe remind you that smoking in the toilets…) et des hôtels (I have a reservation for one night…), l’anglais des non-anglophones (ah… l’anglais d’un Espagnol, d’une Grecque : clair, audible, ar-ti-cu-lé !!), et, hélas, l’anglais des anglophones avec ses innombrables variantes, ses accents si divers, du Kenya à Singapour, en passant par Minneapolis et Calcutta. Lequel faut-il apprendre ? les petits gars de Liverpool feraient bien d’apprendre l’anglais tel qu’on le parle ailleurs que chez eux.

Et puis soyons donc un peu chauvins, nom d’un chien ! quand un  Rosbif nous cause CHEZ NOUS dans sa langue, renvoyons-le à ses chères études : moi pas comprendre ! Comme eux chez eux.

Tibert

Statistiques sur les bâches

Wednesday, June 17th, 2009

Où l’on reparle des statistiques ethniques : on en a, semble-t-il, grand besoin.

Par exemple, le mec qui dit, se baladant à Evry : “Belle ville… belle ville… tu me mets quelques blancs, quelques white, quelques blancos” : est-il fondé à se plaindre du manque de blancs ? statistiques ethniques, s’il vous plaît. Qu’on sache sur quels chiffres on se base.

Autre cas : le PCF, via un des ses députés, s’alarme de voir des femmes (???  sont-ce des femmes, d’ailleurs ? rien ne permet de s’en assurer, car la bâche dissimule même les 95-bonnets C ) bâchées des pieds à la tête, dans nos belles rues des villages de France. Dans un style très tendance, à l’afghane, probablement parce que le propriétaire, le seigneur et maître ne tolère pas qu’un autre mâle puisse apercevoir un poil du bras ou du nez de sa propriété, dès fois que, va savoir.

{ Remarquons, au passage, que les envoyées spéciales de FR2, TF1 etc… en Iran, en Irak, se voilent consciencieusement la chevelure, ça évite pas mal d’ennuis. On se pose moins de questions avec la liberté de croyance par là-bas. }

Là encore : combien de bâches afghanes en France ? 10, 2.000 ? 25.000 ? ces sulfureuses statistiques ethniques nous seraient, ici encore, précieuses, que l’on sache de quoi l’on parle.

Connaissant la mauvaise réputation des statistiques ethniques ( ne mesurant rien, on peut dormir tranquille), il est possible, voire probable, qu’un voile pudique, pesant, à l’afghane, s’étende sur ces questions. Comme les Musulmanes, qui doivent, paraît-il, se protéger des regards lubriques des mâles, il convient sans doute de planquer les dénombrements ethniques, des fois que ça donnerait des idées politiquement incorrectes.

Hadopi-raté

Thursday, June 11th, 2009

… et Hadopi teux, hadopi toyable, etc. Que la très controversée loi Hadopi (anti-piratage sur la Toile) soit en partie retoquée par le Conseil Constitutionnel, laisse un répit aux télé-chargeurs enragés et sans scrupules (*) pour se faire des copies en toute impunité de toutes les nigleries disponibles, séries américaines clips films ziziques etc.  Avec les disques durs de 500 giga-octets et plus, ça fera de quoi passer les longues soirées d’hiver devant son écran à bouffer de la “culture” gratuite.

Reste que cette loi stupide tentait maladroitement et brutalement de répondre à une vraie question : de quoi vit le type dont les oeuvres sont diffusées sur la Toile, quand le piratage le met sur la paille ?

Reste aussi un constat, de plus en plus évident : l’accès à la Toile devient – est, en fait – un droit fondamental de la personne humaine – j’esquisse une grimace, écrivant ça, car l’accès Internet, au fin fond de la cambrousse, ça laisse sérieusement à désirer ! Dans cette logique, si l’huissier de justice laisse une chaise, une table, un plumard au malheureux qu’on saisit, complétons la liste : ET l’accès Internet ! évidemment, s’il saisit l’ordinateur…

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(*) pas moins de scrupules que les éditeurs de CD qui vendent leurs galettes argentées 2 à 3 fois le prix normal.

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PS : un peu de vulgarisation scientifique, allez, pour changer d’air : pourquoi les avions s’obstinent-ils à mesurer leur vitesse avec des “sondes Pitot”, au lieu de se brancher tout bêtement sur un GPS, comme tout le monde ? hein ? après le vol AF447, on se le demande bien… moi je contrôle ma vitesse, au passage d’un radar, avec mon GPS… un oeil sur la route, un sur le GPS, un sur le radar.

?? eh bien, ils n’en ont rien à cirer, les avions, de leur vitesse par rapport à la terre… leur fluide porteur, c’est l’air – et là haut c’est souvent venté – et la seule vitesse qui leur importe, c’est celle qu’ils perçoivent par rapport à l’air autour d’eux ! donc, tubes Pitot, eh oui, rustiques, et défaillants, parfois, surtout quand ils se bouchent !