Archive for the ‘Consommation’ Category

Con vivialité

Tuesday, January 26th, 2010

Un article fourre-tout du Monde-sur-Toile, tellement fourre-tout que je n’arrive pas à le retrouver, nous entretient des habitudes alimentaires des “Françaises et des Français”, bref des Français, quoi. Et j’y ai appris que ceux qui ont du picaillon se payent de plus en plus des plats tout préparés (”allo Pizza-Zaza ?? oui, une “Giant” avec des pepperoni, un supplément mozzarella et un grand Coke“) ; que la composition des repas a rétréci de trois plats à midi à deux, et de deux plats le soir à un seul – on se demande avec angoisse ce qu’il adviendra si ça se réduit encore.

On y lit aussi que les plats sont, pour 50 % des sondés, dégustés devant la télé allumée… l’étude ne dit pas quel genre de programme est requis pour favoriser la manducation, mais ayant vu les images de TF1 aux heures de la bouffe méridienne, je subodore que ça ne doit pas voler trop haut… et enfin que la convivialité, scrogneugneu, important la convivialité, les repas sont toujours et résolument pris en famille pour 80 % de mes compatriotes, surtout le soir, évidemment : à midi y a la cantoche.

Ce qui nous donne statistiquement, pour avaler le plat unique et vespéral, quatre Français sur dix (incluant les Françaises, donc)  qui zieutent le petit écran sans regarder ce qu’ils bouffent, ni bien évidemment échanger autre chose que des bruits de lappements, mastication, passe-moi le sel, c’est trop chaud, quelle bille ce mec, y a du rab.

Chouette convivialité. Reste qu’un Français sur deux, et c’est là la bonne nouvelle, prend ses repas sans allumer l’étrange lucarne. Ahhh ! ça me revigore, me remplit d’aise, voilà qui est plutôt positif, non ? l’histoire du verre à moitié vide, ou à moitié plein, en quelque sorte.

Tibert

Troquets étriqués

Sunday, January 24th, 2010

On s’en lamente, on soupire, on nostalgise : c’est la mort des petits bistrots (ou bistros, puisque l’un et l’autre se dit, ou se disent – puisque l’un et l’autre se dit… etc etc (ça ressemble à une démonstration de récursivité). La mort des canis, des rades, des zincs, des troquets, des cafés. Et d’accuser, bien évidemment, la répression anti-alcool, puis anti-clope, causes supposées de la désaffection des clients.

Ben non ! non… il faudrait que mesdames et messieurs les bistrotiers se remettent quelque peu en cause… ouvrent leurs esgourdes et leurs mirettes ! aillent voir ce qui se fait outre-Pyrénées, outre-Manche, outre-Quiévrain, outre-Rhin, Outremont (ah non pas celui-là, c’est à Montreal).

Le bistrot de par chez nous : les mégots écrasés et baveux jonchant le carrelage ont disparu, tant mieux, on y respire enfin, tant mieux, mais c’est toujours des tarifs illisibles punaisés dans un coin sombre, la bousculade au comptoir parce que dès qu’on s’asseoit c’est 20 à 30 % plus cher (nous ne serions pas capables, tels les Rosbifs, d’aller chercher notre mousse au zinc puis d’aller nous installer à une table ? ), le plafond qui brille de tous ses néons blafards et grésillants, les tables minuscules et trop serrées en véritable Formica et tubes d’acier, les 7 cl de kawa à plus de 10 balles (soit 1,50 euros) et la baisse de TVA qui a disparu corps et biens, mais pas pour tout le monde.

Internet et son wi-fi brillant par leur absence – ou payants, si d’aventure il y en a  – le garçon qui a mal aux pieds et la serveuse qui a ses “ours”, le patron qui reluque sa montre si l’on ne renouvelle pas en temps les commandes, les chaises confortables comme des planches à repasser, et un niveau sonore de hall de gare. En général, pas de jeux de fléchettes – mais des flippers assourdissants – pas de tapas sauf des cahuètes, pas de moëlleuses banquettes : on s’y ennuie, dans vos troquets, les gars, on y est mal assis quand on y est assis, c’est triste, moche, étriqué, pas accueillant. On y entre parce qu’on a soif ou envie de pisser, ou les deux ; on se dépêche d’en sortir, la ou les choses faites.

Attendez voir : la Terre a tourné depuis “Le bar de la Marine” du regretté Marius. Les techniques ont évolué, les boissons aussi – la cirrhose ne se porte plus comme une médaille. La convivialité liée au niveau d’imprégnation alcoolique des clients n’est plus une référence ; les discours de pochetrons refaisant le monde ne font plus marrer personne. La convivalité, ça se construit d’abord avec un cadre propre et agréable, une offre claire et aimable, des tarifs raisonnables.

Tibert

Pas bouger !

Saturday, December 5th, 2009

Je lis ça…

“Les stocks baissent, le prix [du pétrole] est parfait, tout le monde, investisseurs, consommateurs, producteurs, est content”, a déclaré aujourd’hui au Caire le ministre saoudien du Pétrole Ali al-Nouaïmi, chef de file de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep).”

Bon ça ! le prix du pétrole est farpait. Jusqu’à cet après-midi, ou ce matin vers 10 h12 heure locale, quand quelques traders sur les marchés du brut à Kuala-Lumpur ou à Rio de Janeiro auront décidé de miser 500 millions de dollars sur Vent-Couvert dans la troisième, ou jusqu’à ce qu’on apprenne, la queue entre les jambes, la colique au ventre, que les chiffres de la relance sur les emprunts obligataires du Moyen-Ontario ne sont pas encourageants.

Alors ça va baisser, ou ça va monter, et ça baisse et ça monte plus que ça baisse, tout autour du prix farpait. C’est con, hein ? On n’y est pour rien, nous. Mais faut faire avec.

Tibert

Petites bouffes et gros naïfs

Friday, November 13th, 2009

Les prix ne baissent toujours pas dans la restauration“, titre Le Monde-sur-Toile.  J’en reste sur le cul, littéralement. Moi qui pensais, naïf,  que les cafetiers, mastroquets, bistros, restaurateurs, limonadiers allaient civiquement répercuter autant que possible la baisse de 13 points de TVA âprement réclamée et chèrement conquise.

Il est vrai que je ne suis pas bien informé, je ne vais quasiment plus jamais dans les bistros, restos, cafés, rades, estaminets. Trop cher, le quart de litre de mousse de qualité très très médiocre à plus de 2 euros – 14 à 15 balles, tout de même ! – debout au zinc, sinon, c’est plus cher… dame, ça coûte, l’occupation d’une chaise en plastoc’, une table de la taille d’un napperon, et par là dessus un bandeau de néon blafard !  et le serveur doit se déranger, il est pas payé pour vous servir à boire, non mais sans blague.

Bref, c’est de la couillonnade, cette baisse de TVA, du roulage dans la farine. Les limonadiers et consorts opèrent sur un marché captif, non soumis à la concurrence externe. Le petit noir sur le zinc, ce ne sont ni les Chinois ni les Roumains qui vont leur prendre ce fromage… alors pourquoi baisser les prix, quand il est tellement plus simple et confortable de se sucrer  ?

A vue de nez, nos Maîtres ont pour le moins fait preuve d’une bien grande naïveté. Comme si l’Homme était naturellement bon, tiens !

Tibert

Une orange et un couteau de poche

Thursday, November 12th, 2009

Je l’entends à la radio, je le lis sur les canards, sur Toile ou sur papier pur papier : les Français, et même, tiens, les Européens – allons-y, carrément – vont se serrer les cordons de la bourse (des bourses, c’est idiot et ça fait mal) pour Noël. Tenez, j’en ai la preuve : ce lien.

Eh bien, c’est non seulement normal en ces temps de débine, mais ça devrait toujours être comme ça. Je sais que je vais me mettre à dos tous les rouages de la Distribution, les hypers-supers-moins supers et les petits commerces, mais tant pis. Noël c’est une fête chrétienne. Ah bon ? eh oui. Ah zut, ça change tout.

C’est une fête entre nous, en famille, tranquille ; si l’on croit au Petit Jésus on peut à la rigueur aller le lui dire, mais en tout cas ce n’est pas la fête des chéquiers. Les athées militants, les mécréants,  les Juifs (les Juifs, attendez donc Hanouka), les Musulmans, les agnostiques, ceux qui ne croient à rien, sauf au fait que rien ne mérite qu’on y croie, profitez de la trêve, ça n’engage justement à rien.  Faîtes-vous une petite bouffe, une soirée pizza-télé, etc, ad libitum. Mais au diable les crêpières électriques, les casseroles à fond spécial induction, les vaporisateurs de parfum, les gadgets stupides mais empaquetés pour faire jouli.

Si vous y tenez, une orange – une bonne, pour une fois ; un couteau de poche – robuste et qui servira, pas un truc à piles avec des femmes à poil ou qui joue la Cucaracha – ou un truc dont on a vraiment besoin, et basta. Et pour les gosses ? ben oui, faut marquer le coup… c’est Noël ; mais pas à coups de bidules en plastique à la con, et en plus avec des piles ! faut les désintoxiquer, ces petits.

Et tiens, pendant que j’y pense : pas de pub’ dans ma boîte à lettres, merci.

Tibert

De l’importance des bons accords

Sunday, November 8th, 2009

Je ne sais pas lequel des deux sujets est à privilégier, mais je vais procéder dans l’ordre, hein ? je commence donc par le premier.

Les Verts Rhône-alpins ont décidé de se ranger sous la brillante bannière de monsieur Philippe Meirieu pour les élections régionales à venir. Voilà qui dit clairement dans quelle confusion mentale sont tombés ces pauvres gens ! monsieur Meirieu Philippe, grand gourou de la science éducationnelle, théoricien de l’éclatante réussite de l’Educ’Nat’ depuis 20 ans (”Aucun savoir n’est supérieur à un autre“, c’est bien connu), de la déréliction des IUFMs et de la m… où est tombé l’enseignement public en France (*): monsieur Meirieu est écologiste !! et nous l’ignorions. Voilà qui est réparé. Et bon vent aux Verts Rhône-alpins : si j’habitais là-bas, je passerais bien au large.

Boudin

Deuxio : je vous cause, là, de la photo dont auquel j’ai épinglé en haut de mon blog. “Les journées du boudin délocalisées“. Ca se passe à Noirétable, joli village des Bois Noirs et du Forez réunis. J’ai repris le titre de cet important article dans la gazette locale,qui s’intitule “La Gazette”, eh oui, et je suis pas peu fier de la qualité des journaleux de par ces coins. En voilà des journaleux qui savent accorder les participes passés ! car si l’on avait écrit “Les journées du boudin délocalisé“, ça vous aurait eu une toute autre gueule : s’agit pas que le boudin vienne maintenant de Lituanie, de Chine ou du Bangla-Desh, ah ça alors où va-t-on ?  et jusqu’où ira-t-on ?

Non, ce sont les journées du boudin qui sont délocalisées. Ah bon ! En fait, pas bien loin :  c’est le club de foot de Boën-Trelins qui organise les célèbres Journées du Boudin, délocalisées cette année à Noirétable. Ce sera les 14 et 15 novembre, et il y aura des intronisations dans la Chevalerie du Boudin : à vos agendas, donc  !

Tibert

(*) entre autres joyeusetés sur les IUFMs, lire cet instructif témoignage :  “La ferme aux professeurs – journal d’un stagiaire”, de François Vermorel.

De quoi sont les caisses ?

Thursday, November 5th, 2009

Ou “les caisses, qu’est-ce ?”…  bref vous voyez.

Le canard gratoche local du coin-coin nous annonce en “une” : “les caisses s’automatisent“. C’est bien vrai madame Michu. Dire que les caissières-et-les-caissiers ont tout juste appris à dire “bonjour” quand vous passez la ligne rouge devant leur tapis – ça fait juste trois minutes que vous êtes là à poireauter devant eux. Et tout ça pour rien : va falloir maintenant que celles-ou-ceux (*) qui ne seront pas virés surveillent quand vous passerez vous-mêmes vos articles sur le tapis de caisse.

En fait, NON les caisses ne s’automatisent pas : c’est le client qui fait la caissière. Avec des moniteurs soupçonneux pour vérifier qu’il code-barrise bien tous ses articles, n’oubliant pas la caisse de Chassagne-Montrachet 2005 au fond de son chariot. Non contents de vous revendre 1,30  euro la laitue lamentable qu’ils ont raquée 20 centimes au maraîcher, nos chers supermarchés vous font bosser. Le client était roi, mais les temps changent. Le client est la reine des poires.

Au fait : sur les autoroutes, c’est kif-kif le supermarché. Fini la gentille caissière-guichetière au péage de Gromorne-Sur-Sotize. C’est à vous, cher automobiliste, de faire l’appoint et la guichetière. Et tant pis pour la file de bagnoles klaxonnantes et furibardes derrière vous si la pièce de 2 euros refuse obstinément de passer dans le monnayeur. Sale faussaire !

Tibert,

(*) Fatigant, “celles ou ceux“, “Françaises, Français“… je voudrais pas être femme-ou-homme politique. Zut quoi, on est tous du genre humain, non ? on pourrait pas simplifier ? disons, quand il y a des échantillons des deux genres, on met tout au… masculin ?  au féminin ? on tire à pile ou face ? ça vous va ?

Ah, chiche !

Saturday, October 10th, 2009

Le PS, gravement, se demande si monsieur Mitterand, Frédéric, mérite bien de porter le nom de son oncle… comment peut-on être parent d’un éminent socialiste et ministre d’un gouvernement UMP ? il est pas normal, ce mec… il doit bien avoir des cases qui lui manquent… d’ailleurs, si le FN le dit, c’est que ça doit être vrai.

Bon, c’est pas tout ça, mais certains, au PS, continuent de penser par eux-mêmes. Et ça produit des trucs pas débiles. Pour une fois, il ne s’agit pas de charger “les riches” de toutes les tares (vous avez remarqué ? c’est toujours la faute aux riches ; je n’aime pas les riches”, disait monsieur Hollande), mais de prendre une mesure de simple bon sens.  Tenez : “Le PS relance le débat sur la légalisation du cannabis en France“. En voilà une idée qu’elle est bonne !

On suit une logique particulière, en France  :  le ballon de rouge est moins cher au bistrot du coin que le Vittel-fraise. On nous invite simplement à  “consommer avec modération“. Idem, les cigarettes, le tabac : je peux librement griller 20 paquets de clopes par jour si je veux ; c’est juste une question de budget. On m’informe toutefois gentiment que “Fumer tue”. Certes. Vivre tue, d’ailleurs. En revanche, une fumette entre amis, le soir à la veillée, c’est très grave !  c’est très dangereux ! “pour votre sécurité…”, attention ! vous êtes foutu, vous allez bien évidemment de passer aux drogues dures en moins de deux !

Question 1 : buvant 2 verres de vin par jour (c’est juste un exemple), suis-je obligatoirement sur la pente savonneuse du pochetron à 3 bouteilles par jour ? non ? pas obligatoirement ?  donc, si je me fais un petit joint deux fois par semaine, serai-je obligatoirement amené à très court terme à me shooter à l’héroïne 3 fois par jour ?

Question 2 : combien parmi vous avez fumé des joints ? plein de bras se lèvent… combien sont passés aux drogues dures ? pas grand monde… alors ? ce passage soi-disant obligé aux drogues dures : raisonnement fumeux, frileux, abstrait, préjugé ridicule qui nous coûte cher.

Bien évidemment qu’il faut le libéraliser, le cannabis ! on ne sera pas les premiers à le faire. Et imprimer sur les paquets “Fumer tue, donc bien évidemment fumer du cannabis tue”. Et le déconseiller aux femmes enceintes, et réprimer l’ivresse au volant, que ce soit au pinard ou au cannabis. ” Un joint ça va…, etc etc”. Deux avantages immédiats à cette mesure de bon sens :

- le fric : l’Etat va se remplumer (les buralistes aussi) ; voilà une nouvelle taxe toute trouvée ! et même pas besoin d’invoquer le réchauffement climatique. Et les caïds des cités du 9-3 ou d’ailleurs vont devoir trouver autre chose. Bosser ? va savoir… rien n’est impossible… quoique…

- la santé publique : quoi de plus sale, de plus microbogène, que de faire circuler le joint, le chilum ? c’est festif, certes, mais parce que c’est interdit. Autorisé, le joint n’a plus aucune raison de circuler de bouche à bouche dans la complicité, dans le mélange des cultures microbiennes. Ce sera bien plus propre.

Tibert

Les poêles et les zoutes

Wednesday, September 30th, 2009

On annonce, de source bien informée, que les poêles, et plus généralement tous les ustensiles enduits de revêtement anti-adhésif (téflon etc) contiennent un produit nocif pour la qualité et la fertilité du sperme. Pas du sperme d’otarie, ni de gnou, puisque ni les otaries ni les gnous n’utilisent de poêles anti-adhésives : ils ne mangent pas de crêpes. Non ! il s’agit du sperme humain. C’est bien plus grave.

Deux conclusions s’imposent immédiatement, devant cette remarquable découverte scientifique :

- la méthode contraceptive qui consiste à bouffer des crêpes, cuites à dessein dans une poêle anti-adhésive, devrait recueillir de nombreux suffrages, surtout si lesdites crêpes sont fourrées à la crème de marrons. Outre qu’il est plaisant que les crêpes n’attachent pas, et qu’on puisse ainsi les faire sauter, c’est nettement moins pénible que d’enfiler un préservatif, surtout dans le noir et en se trompant de sens.

- Personnellement ça m’est égal : la fertilité de mon sperme est une question obsolète.

Longue vie, donc, aux poêles anti-adhésives !

Tibert

Tous coupables

Saturday, September 26th, 2009

Le terme est à la mode ces jours-ci : “coupables”, vous dis-je. Mais non, je ne vais pas me lancer dans une glose Sarkosyo-Clearstreamo-Villepiniste – je suis ça de près mais je me tais. Non, je veux poser ici quelques aphorismes plus généraux, plus universels, en quelque sorte non circonstantiels.

Lisant un article de fond de Libé, “Notre modèle de consommation…”, je trouve très culpabilisant le discours des économistes verdâtres, un peu verts ou carrément verts. Discours qui suscite des réactions de culpabilité – ce qui est le but de la manoeuvre – mais aussi des réactions de rejet violent.

Exemple 1 du courrier des lecteurs : “C’est certain, nous mangeons trop de protéine animale. On peut tous réduire ce type d’alimentation sans conséquence sur notre santé, au contraire (*). Essayons !”

Autre exemple, le numéro 2 : “Vous nous faites chier avec vos conneries écolos. Je continuerais (sic) à manger de la viande, comme j’en ai l’habitude.

Pas mal, hein ? tout ça pour étayer et illustrer la pensée du jour : “Dieu est mort (**), les religions, toutes plus ineptes les unes que les autres, ne mobilisent plus grand monde – sauf l’Islam, évidemment – et le nouveau dogme culpabilisant, le Dieu païen qui fait les gros yeux et gronde les vilains consommateurs et citoyens pas raisonnables, c’est La Grande Cause De La Verdure, la Planète Qui Souffre, le Réchauffement Climatique Qui Vient.”

Tout ça parce que le mental occidental a besoin de culpabilité pour fonctionner. Il carbure à la culpabilité, le gars de l’hémisphère Nord. C’est d’ailleurs ça qui risque de le perdre. Tenez, pour illustrer ce propos, l’exemple 3 du courrier des lecteurs, sur le même article (j’ai rectifié la syntaxe, faut pas pousser tout de même !) : “La bêtise de l’occident a été l’émancipation de la femme. En 2050 un pays comme la France sera peuplé par 40% d’habitants originaires du Maghreb, car la femme occidentale ne fait plus d’enfant et même celles qui les font les font avec les étrangers. La fin de l’Europe est proche tenons bon“.

Ca laisse à penser.

Tibert

(*) Curieuse phrase. Si je reformule : réduire notre consommation de viande n’aura aucune conséquence sur notre santé, bien au contraire ! ah bon.

Notez aussi le “c’est certain, nous mangeons trop de…” : et vas-y que je te culpabilise. Le soir, moi, je mange des pâtes.

(**) Dieu est mort, Marx est mort… moi-même, je ne me sens pas très bien.