Archive for the ‘Consommation’ Category

Electronic bracelett’

Friday, August 20th, 2010

On nous l’annonce à grands renforts de videos du style Youyoutentube :  il vous est désormais possible, grâce à la géolocalisation de votre magnifique “Aïe-faune” à GPS intégré, qui dispose bien évidemment par ailleurs d’un accès illimité à la Toile grâce à l’abonnement 3G+++ que vous avez souscrit sans hésiter – car vous le valez bien – on nous annonce donc que grâce à la nouvelle petite icône Fesse-bouc “places” sur l’écran de votre Aïe-faune, vous pouvez indiquer précisément, sans avoir même à calculer au sextant la longitude et la latitude, où vous vous trouvez !! et vos 43.712 amis Fesse-Bouc sont aussi sec tous au courant que vous êtes allé pisser, acheter des clopes, parti promener le chien. Confondant, non ?

Bon, il y a des systèmes encore plus chiadés pour ça : il suffit de se faire sertir un bracelet électronique à la cheville, par exemple. Même plus besoin d’allumer son Aïe-faune et d’appuyer sur l’icône idoine : ça vous géolocalise tout seul !! Allez, Fesse-bouc, encore un effort.

Tibert

Exercices de calcul

Thursday, June 24th, 2010

Sachant (c’est dans le canard-sur-Toile de ce matin, et ça fait plaisir, parce que moi, j’y ai jamais été invité, à la partie-jardin, en français, de l’Elysée, et toc, les autres non plus maintenant !) sachant, donc, que la jardin-partie (la garden-pâârty, en frangliche) du 14 juillet est supprimée, ce qui permettra d’économiser quelques sous, calculer, d’après les chiffres de l’an dernier, les coûts unitaires par tête de pipe, ou par mètre-carré :

Le jardin : 15.000 mètres-carrés environ.

7500 invités.

Coût total : 738.826 euros :

dont 313.616 pour la bouffe, 295.921 pour les barnums et tentes, 43.128 pour les boissons, 80.159 pour on ne sait pas quoi.

Vous avez 30 minutes pour méditer sur les 100 euros au total par tête de pipe, les 40 euros de barnum par invité, les 2 mètres-carrés de pelouse par invité (un peu mieux que des poulets Label Rouge, quand même).

Moi, chiche, je vous aurais fait ça pour moitié moins.

Tibert

Je vous l’écrivais bien

Friday, May 21st, 2010

Ecrire c’est dire, parler : faire parler sa “plume” – si plume il y a, et de moins en moins. La plume sans guillemets ( ici le corps parle aussi, écrit dans l’air la ridicule gestuelle des mains écartées à hauteur des épaules, les index et majeurs groupés griffant l’air : les “guillemets” qui permettent, ponctuant le verbe par le mouvement, de signifier qu’on cite, qu’on n’est pas l’auteur des propos, qu’on ne saurait en être tenu pour responsable ), la plume sans guillemets, donc – eh bien, il va y arriver, avec ses parenthèses interminables ? au fait, allez, au fait – est obsolète, carrément, et le couteau pour la tailler itou. “Tailler une plume” ne signifie plus tailler une plume, mais bel et bien “tailler une plume”, car ceci n’est pas une pipe.

Oui, écrire c’est parler, car on ne dit pas “je vous l’écrivais bien” quand on écrit ou qu’on a écrit, mais “je vous le disais bien”. Primauté du verbe sur l’écrit, donc, même si “verba volent, scripta manent” (tu l’as dit, bouffi !).

Bon, d’accord, mais chers-z’auditeurs, où voulais-je en venir ? hein ? avec mes citations latines et mes plumes ? de plumes, y en a pus, sauf sur les fesses des danseuses du Lido. On est passé aux stylos, puis aux stylos-billes, et des stylos-billes, y en a pus ! maintenant on claviote sur son ordi. Et quand on dit (en réalité on écrit) “je vous l’avais bien dit“, en fait on ne dit pas qu’on l’avait dit ; on écrit qu’on l’avait écrit… on met à disposition sur la Toile un billet où l’on a rédigé, à l’aide d’un clavier d’ordinateur, un texte où l’on prétend avoir “dit”, alors qu’en fait, on a tapé sur son clavier d’ordinateur pour composer les mots “je vous l’avais bien dit”, vous suivez ?

Bref, je vous l’avais bien clavioté sur mon ordi : “Les prix des médicaments font le grand écart“, titre le Figues-à-rôts de ce jour. Pour constater que les médocs non remboursés par la Sécu sont proposés à des tarifs divers et variés ! Il me souvient bien y avoir consacré un billet en son temps, billet qui avait soulevé des protestations. Je persiste donc : les médocs non remboursés sont souvent vendus sans étiquetage lisible du prix (à 4  mètres derrière le comptoir, avec des étiquettes qu’il faut déchiffrer avec des jumelles) et à la tête du client. Donc : ruraux qui avez besoin d’un antalgique ou d’un tube de dentifrice un peu spécial, nettoyez vos lunettes, prenez vos jumelles, votre bagnole, faites le plein, et en avant pour la tournée des pharmacies. “C’est combien, la boîte de 12 Paracetamol générique dosé à 400 milligrammes, s’il vous plaît ? j’arrive pas à lire le prix… 8, 25 ? et ça existe en gros conditionnement ? oui ? etc etc… bon merci, j’hésite, je vais réfléchir…”.

On va sûrement vous accueillir à bras ouverts.

Tibert

La société du spectacle, en 16/9

Wednesday, May 19th, 2010

Je suis un technopathe, je sais (mais je me soigne). A priori hostile à tout nouveau machin du genre “i-bidule”, surtout frappé du sceau de la pomme rongée, surtout en blanc laqué : attention gadget cher et i-nutile. Mais il m’arrive de devoir renouveler le matos, comme on dit, et de balader mon mulot du côté des sites du genre grosfred.com, matos.fr, votre-ordi.eu, ma-zone.com, etc. A la recherche du machin sans chichi, pas cher, assez puissant, et qui fonctionne.

Bien… tout ça pour vous dire que, tous les jours, je râle contre ces écrans nullissimes qui nous affichent les pages de Toile par petits bouts horizontaux : vous voyez, la page du Libé(ration) du jour, ou des Echos, ou de La Stampa, etc : normalement c’est plus haut que large, une page ? oui ? vous suivez ? eh bien sur mon ordinateur c’est l’inverse, plus large que haut. Donc je dois user immodérément de mon mulot pour monter-descendre, monter-descendre au long des pages journaleuses. Irritant, pas vrai ?

Et ceci ne fait qu’empirer : maintenant il est quasi impossible de trouver un écran en format large mais pas trop-trop, du genre 4/3 : le fin du fin du marquétinge c’est le format cinoche, le 16/9 : ah là là des écrans en 16/9 tu t’en trouves à la pelle mon ami, mais pour lire le journal avec ça… regarder le dernier tube de Spielberg ou de Cameron (on dit un blockbuster en rosbif, façon d’enrichir votre vocabulaire en lisant ma prose),  ça c’est fastoche, mais pour lire la dernière interview de notre chère Angela M. dans Le Monde, alors là, “demerden Sie Sich” !

Il reste deux solutions (en excluant le dernier i-ardoise de chez MaPomme, boucoup trop cher et volontairement mal foutu) : le bouquin électronique… ouais mais ce n’est pas un ordinateur, pas polyvalent. Ou autrement, l’écran qu’on peut pivoter en format portrait ou paysage, au choix : vachement cher ! et pas du tout adapté aux portables, évidemment. Au moment où je vous cause dans la bécane sur mon clavier, j’ai mis ladite bécane debout sur la tranche droite – comme un livre ouvert, quoi – et je pianote la tête à 90 °, les mains l’une par dessus l’autre, usant du pavé tactile (les rosbifiants disent un touchpad, c’est plus riche) car j’ai dû renoncer au mulot : il ne tient pas en place, verticalement. Pas franchement pratique, hein !

Tibert

Jamais le dimanche !

Tuesday, May 4th, 2010

Vous vous souvenez ? “… na na na na na na les enfants du Pirée“, la rengaine, Nana Mouskouri – ah non, c’était Melina Mercouri et la danse, et l’ouzo à flots (pas à flot, à flots) : “Jamais le dimanche“, 1960, de Jules Dassin, LE film grec d’avant Angelopoulos. Un tel tabac, ce film, et cette musique de film, que la serinette, ressassée ad nauseam à la radio, avait suscité un pastiche dont je me souviens encore :

“Je vous confesse / Que j’en ai plein les fesses / D’entendr’ chanter sans cesse /Les enfants du Pirée”.

Bon, pourquoi vous conté-je ça ? eh bien, camarades et amis, c’est que le plan d’aide à la Grèce, la planche de salut et à billets pour Athènes, ça c’est passé un dimanche (et allez, en musique : “ça s’est passé un dimanche / Un dimanche au bord de l’eau…“), dimanche dernier exactement. On sait que dans le scénario du film dont au sujet de quoi que je vous cause, la dénommée Ilya, alias Melina Mercouri, la pute grecque et piréenne, ne recevait pas de michetons le dimanche, ce jour étant réservé aux amis. Eh voilà donc que l’Histoire bégaye ; ayant fait monter ses clients de la semaine – Goldman Sachs etc… – Ilya consacre son dimanche et ses faveurs aux amis de l’Eurogroupe, et notamment à la fougueuse et rebelle Angela et au très frétillant Nicolas.

Bon, passons… une deuxième raison d’intituler ce billet “Jamais le dimanche” : fuyez, mes amis, fuyez, c’est un amer retour d’expérience, les restos du dimanche. Salles endimanchées, et pour cause ! sacs à mains et cravates, bambins qui s’ennuient et folâtrent entre les tables, service interminable, malbouffe et additions salées, après-midi pâteux garantis. Le restaurant comme une fête dominicale, c’est une erreur historique ! tiens, si vous n’avez pas envie de cuisiner le dimanche :allô-pizzaïolo, allô sushis-chéris, un jambon-beurre-cornichon sur un demi de Kro au zinc du coin, mais PAS le resto LE DIMANCHE !

Tibert

Ail à deux drimes

Friday, March 12th, 2010

Oui, yes : I had a dream, j’ai fait un rêve, que tous les industriels de la planète se résolvent enfin à standardiser leurs produits, ou du moins les interfaces de leurs produits avec le monde extérieur. Que je puisse brancher mon cellulaire – mon mobile, si vous voulez – à n’importe quel chargeur de mobile ; que les queues de casserole Dugenou s’enclenchent avec un petit “clic” douillet sur les casseroles Macheprot, que les capsules de café Nénesse aillent au petit poil dans les machines à kahoua Latasse-Lavasse.

Mais je rêve ! je rêve… tenez, un tribunal a eu le culot de condamner un site internet qui vend du café pour “dénigrement” contre la maison Nescafé. Et pourquoi ? pasque ! pasque ledit site internet ose dire que c’est bien dommage que les capsules Nespresso n’aillent nulle part ailleurs que dans les machines Nespresso, et inversement ; oui c’est très dommage, vu que pour trouver les  capsules Nespresso chères à monsieur “What Else” Clooney, faut se lever matin et arpenter les grandes villes, et que c’est largement plus cher que le bon vieil expresso fait avec du café en vrac. D’autres marques, d’ailleurs, sont dans le même cas, mais Nescafé semble plus chatouilleux.

Bon, c’est pas tout ça, je vais me faire un petit cahoua. Et je vous avouerai un truc : j’ai horreur des systèmes “fermés”, pas compatibles, prisonniers. Ma cafetière accepte tous les (bons) cafés moulus fin ; et je vous écris ce petit billet sur une machine ouverte, si si : ce n’est pas du Win-Micromachin, du Nespresso logiciel ou similaire, non madame, c’est du logiciel ouvert, ça s’aboute, Ubuntu, à quasiment tout (ça se Raboute, dirait-on pour en Rajouter).

Tibert

Un peu plus équilibré

Saturday, March 6th, 2010

Vous recevez, je reçois, nous recevons tous les jours des tas de mèls du style “get your rod engorged” (ayez une bite turgescente), que vous vous prénommiez Paul (Popaul pour les copines) ou Juliette. Evidemment, les envoyeurs de spam se foutent de filtrer proprement leurs saletés, dans le tas il y aura toujours quelques gogos pour se faire avoir. Heureusement il y a les filtres à spam, direct poubelle, et hop.

Mais voilà que ça devrait changer ! non que les spammeurs deviennent moins emmerdants, mais ils vont mieux répartir leurs envois. Car si toutes les Juliette, Claire, Rebecca, Cindy… de la planète peuvent aujourd’hui se plaindre de recevoir des messages inadaptés à leur morphologie, bientôt on va les envahir de courriers certes importuns, mais bien ciblés ! tenez, la pilule du plaisir féminin va débarquer. Et donc ses contrefaçons en plâtre, ses rabais à 79 % avec des bons d’achat, et ses spammeurs bien évidemment.

Aaaah tout de même ! c’était vexant toutes ces pub’s pour des pilules aussi bleues qu’inutiles – dans mon cas, hein, dans mon cas ! vous je sais pas.  Désormais je vais pouvoir recevoir des pub’s mal ciblées, moi aussi.

Tibert

Suivons le porc

Friday, February 26th, 2010

Bienheureux porcs ! Je parle des porcs normaux, élevés correctement dans des fermes respectueuses du bien-être des animaux, pas dans des camps de concentration. Des porcs qui ont eu la place de bouger, gambader, copuler, fouiller le sol, se marrer un peu avant de passer à la casserole.

Oui, bienheureux les porcs, car eux seuls – hormis les chiens, les chats et les lapins anglophones – échappent à l’abattage rituel des Juifs et des Musulmans : égorgement à vif sans étourdissement préalable, le temps de bien se sentir mourir. Tout ça parce qu’il faut regarder vers La Mecque ou Jerusalem, ce dont les boeufs, moutons, poulets… n’ont strictement rien à foutre, mais bon… tout en sentant pisser son sang. Tiens, je finirai végétarien.

Et pourquoi vous conté-je ça ? ce truc affreux ? parce qu’un intéressant article du Figarôt de ce matin nous explique que nous tous, croyants à ceci ou cela ou au Grand Mamamouchi Planétaire, nous tous, dis-je, sauf les végétariens, évidemment, les Juifs et les Musulmans – parce qu’eux sont au courant – bouffons de la viande Hallal ou Casher sans le savoir !

Eh oui madame Michu, votre entrecôte vient peut-être d’un abattoir rituel béni par le Mufti du département… car les Musulmans ne mangent guère d’entrecôte, et il faut bien les écouler, pas vrai, ces entrecôtes ? ou ces faux-filets, ou ces rognons. Quant aux Juifs, ils abattent environ 4 bêtes pour n’en consommer qu’une : ils dédaignent l’arrière de l’animal, et l’arrière, il y en a ! il y en a même beaucoup  ! qu’en faire ? pour les goyim, l’arrière, pardi ! Les goyim, les infidèles qui vont se taper sans le savoir de la viande confessionnelle. Bien pratique, la filière infidèle pour écouler la sainte barbaque en trop.

L’horreur, là-dedans, c’est que sournoisement, on abat maintenant de plus en plus de bêtes sans les étourdir au préalable :  tout bénef’ !! Comme ça la viande peut passer dans tous les circuits, Casher, Hallal, Mécréant !  et hop, qui se soucie d’un peu de compassion pour ces braves bêtes ? pour regarder la direction de La Mecque au moment de “passer”, bon, ça ne marque pas la viande, pas vrai ? la boussole n’est pas indispensable.

Bref : vive le porc, le seul animal 100 % pas confessionnel ! encore se dit-il que l’on trouve assez communément du porc dans certaines “piles” de viande pour kebab ou souvlaki… dame, entre le veau, la dinde ou le porc, bien malin qui fait la différence, quand tout ça est coupé en lamelles, garni de sauce, de frites et de salade. Manière pour le sans-dieu de rendre la politesse aux inconditionnels de la barbaque bénie.

Tibert

… c’est du Belge !

Thursday, February 25th, 2010

Autre titre possible, plus culturel : “Ceci n’est pas une pipe”.

Mais qu’est-ce ? un projet de campagne anti-tabac. J’ai extrait ici la photo du milieu dans une planche de 3, la seule qui ne renvoie pas explicitement à des pratiques homosexuelles, vu que les deux autres montrent des garçons peu ou prou dans la même position.

Pipe, tige...
Qu’en dire ? que de nombreuses voix se sont exprimées pour dire que c’est lamentable. Pédophilie suggérée, mauvais goût, provocation,  scandale…

Il se trouve que les concepteurs de cette campagne se justifient par la nécessité de rompre avec le thème “santé  : attention le tabac ça fait bobo” qui ne donne rien de tangible, pour utiliser celui du désir :  “ai-je vraiment envie de la fumer, cette clope ?”

Moi personnellement j’aurais pensé que ce schéma de communication insistait sur la tendance à têter. On le sait, le fumeur tête :  à défaut de biberon un chewing-gum, ou une cigarette, ou une pipe… évidemment un bib’ dans la bouche à 20, 30, 40 ans ça fait désordre, surtout au bureau. D’où l’interdiction de fumer au bureau.

On remarquera que le supposé monsieur, à qui appartient la main paternellement posée sur la tête de la jeune fille, a quelques rondeurs stomacales – les femmes prennent du ventre, les hommes de l’estomac – et que ladite main paraît plutôt poilue. C’est manifestement un “col blanc”, sinon un “col bleu” endimanché.  Risquons un pronostic : 50 balais ?  50 balais bien entamés. On l’imagine les yeux baissés, sinon cela renverrait à une imposition des mains, une séance d’exorcisme, une prière, par exemple pour chasser de l’adolescente agenouillée l’addiction au tabac ? espérons alors que la cigarette n’est pas allumée, le pantalon du ministre (des cultes) pourrait en souffrir.

Mais non, voyeur imaginatif que vous êtes, ce geste suggère irrésistiblement une pipe. Ce n’est pas une pipe, mais ça y inspire – inspirer la fumée nuit gravement – furieusement. Et une pipe sous la contrainte : la main est lourde, insistante.

Résumons-nous : cela va-t-il dissuader des fumeurs de renoncer à leur vice ? j’en doute. Pour deux raisons : d’abord parce que cette campagne de pub’, trop explicite sexuellement, ne sortira probablement pas ; ensuite parce que l’association cigarette-cigare-pipe / fellation est vieille comme le Monde – voir les innombrables locutions et blagues s’y rapportant. Rien de neuf sous le soleil ! c’est un pétard mouillé.

Une version plus novatrice, légèrement décalée dans la même veine, pourrait donner une meilleure accroche : le thème du cigare, inspiré des frasques d’un ex-président of the United States et d’une stagiaire à la Maison Blanche. Shocking tout autant, mais avec un tel casting ça aurait un impact certain… on a bien réussi à embaucher monsieur Gorbatchev pour une pub’ sur les sacs de voyages. Vous imaginez l’effet… ça serait autre chose qu’un pétard mouillé !

Tibert

Fissa-Hamburger

Wednesday, February 17th, 2010

“Vite bâclé”, en Rosbif, se dit quick and dirty. On sait que la chaîne Avalàlavavite (ce n’est pas du javanais)  Quick interdit désormais au chaland de Roubaix qui a une petite faim pressée de manger chez elle du lard, du jambon, même du non-porc pas béni par le mufti du coin. Tout hallal (sauf la bière, paraît-il) ou passez votre chemin. C’est maintenant un resto Avalhallalàlavavite.

Et les responsables d’expliquer que c’est “une expérience”. Le canard cité  ici nous dit : “(…)  le marché de l’alimentation hallal en France est une niche en plein essor, évaluée à près de 5,5 milliards d’euros pour 2010, selon Solis, un cabinet spécialisé dans les études marketing ethniques (*). “Nous voulons seulement voir comment la clientèle réagit à cette offre”, explique la marque” (Quick, NDLR). “Offre“, disent-ils ?  terminologie approximative : offre obligatoire.

On serait tenté de rouspéter. Communautarisme, exclusion, sectarisme blahblahblah. Mais réfléchissons deux secondes, ou plutôt posons la question “restaurants casher Sarcelles” à notre moteur de recherche chéri.  Aussitôt sous nos yeux ébahis se dresse une liste d’une douzaine de lieux. Il existe donc des restaurants confessionnels juifs en France. Surveillés sérieusement par le Beth-Din du coin. Bien… et cela pose-t-il problème à la laïcité ? pas que je sache.

Il me souvient que rue du Chemin Vert, à Paname, on trouvait jadis une boucherie Casher pas chère (elle a disparu) ; de même au long de l’avenue de Paris au Kremlin-Bicêtre, et autres places, trouve-t-on plusieurs boucheries Hallal : et alors ? c’est pour les croyants, les pieux… nul ne me met un flingue dans le dos pour me contraindre à hallaler y acheter mon bifteck. Les restos végétariens ? pas moyen de s’y mettre un morceau de viande sous la langue… c’est confessionnel tout autant. Poussons un peu plus : les sandwicheries ? on y pratique la religion du sandwich, impossible d’y acheter des piles jetables ou du pétrole lampant. Scandaleux, non ?

Ne connaissant pas Roubaix, je suppute qu’une forte communauté musulmane y réside ? forte, voire très largement représentée ? si les musulmans de là-bas préfèrent une bouffe approximative et fissa-fissa mais hallal plutôt que de se taper de bons petits plats au caboulot du coin, c’est dommage mais c’est leur choix… et si je veux déguster une belle côte de porc-persil-purée arrosée de vin rouge, je vais ailleurs qu’au Quick de Roubaix : il y a encore le choix.

Souhaitons toutefois que le Quick fissa-bouffe de Roubaix indique TRES CLAIREMENT que c’est Hallal chez eux et rien d’autre. Qu’on sache à quoi s’en tenir ! Quant à moi… eh bien, pour moi c’est tout vu. Je mange, disons, environ 2 à 3 fois par an dans un rapido-bouffe. Au petit bonheur (si l’on peut dire) du hasard et de la dure nécessité, quand il fait très faim et rien d’autre à se mettre sous la dent. Je persisterai à fréquenter ces enseignes au plus 2 à 3 fois par an, en faisant un large détour si c’est du Quick. J’ai horreur de bouffer hallal, casher, confessionnel… ma mécréantise se rebiffe. Et je vous invite à en faire autant.

Un dernier mot : la presse nationale nous a bassinés en son temps avec le Ramadan, la fin du Ramadan, la fête du mouton, tout ça… aucun intérêt, mais ça meuble. Hier c’était le Mercredi des Cendres, le début du Carême pour les Chrétiens. Quel canard en a causé, sinon les feuilles cathos ?

Tibert

(*) Quand certaines âmes sensibles s’émeuvent à entendre “statistiques ethniques” – ciel ! c’est ethnique, les boîtes de markétinge, elles, ont peu d’états d’âme, justement. Markétinge ethnique, fric, et toc.